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Pour la mise en place "d'un mécanisme national d'écoute" des préoccupations de la femme

Publié le : lundi, 08 mars 2021 13:00   Lu : 3 fois
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Pour la mise en place "d'un mécanisme national d'écoute" des préoccupations de la femme

ALGER - Des associations ont plaidé dimanche pour la mise en place "d'un mécanisme national d'écoute" des préoccupations familiales et professionnelles de la femme, sous la supervision de spécialistes dans plusieurs domaines, et suivi de "mesures" visant à renforcer l'accompagnement de cette frange de la société.

Dans une déclaration à l'APS, la veille de la célébration de la journée internationale de la femme, la présidente de l'Association "Houria", Mme Harichane Atika a appelé à la création de cellules d'écoute pour soulever les préoccupations de la femme en milieux, familial et professionnel, à la mise en place de mécanismes et à la prise de mesures à même de renforcer les programmes d'accompagnement destinés à cette frange de la société dans différents domaines.

Dans le cadre de la promotion de la femme et de la protection de la famille, l'Association "Houria" a lancé un projet appelé "Sanad" (soutien) visant à créer des cellules d'écoute pour soulever les préoccupations de la femme, en vue de lui assurer un meilleur accompagnement et lui permettre de surmonter les problèmes familiaux et professionnels, soulignant l'importance de la coordination entre les associations et les secteurs concernés pour l'aboutissement de cette démarche.

L'intervenante a insisté, en outre, sur l'importance de prendre les mesures nécessaires permettant à la femme de concilier ses rôles, professionnel et familial, préconisant la prise de mesures au niveau local habilitant la femme au foyer à contribuer efficacement au développement.           

Mme Harichane a plaidé également pour la révision de la loi dans le volet inhérent aux congés de maladie et de maternité et aux heures d'allaitement afin de "l'adapter" aux exigences sociales, insistant sur l'importance de créer des conseils de médiation, en coordination avec les associations concernées pour mettre fin au phénomène de divorce et de dislocation familiale.

La responsable a souligné l'impératif de renforcer les bureaux d'orientation familiale au niveau des espaces et centres en charge des affaires de la famille, sous la supervision de spécialistes qualifiés qui veillent à prodiguer des conseils aux familles et à trouver des solutions aux problèmes conjugaux pour prévenir la dislocation familiale et éviter le divorce.  


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Mme Harichane a mis en exergue l'importance d'accorder davantage d'intérêt aux centres d'accueil des femmes violentées, d'évaluer leur activité et de les renforcer à travers la création de nouveaux centres répondant aux normes en vigueur, en sus de la création d'un observatoire national consacré à la prise en charge des femmes âgées.

Pour leur part, d'autres associations ont appelé à placer la femme rurale au centre des préoccupations du développement socio-économique, en mettant en place des programmes locaux comprenant des mesures d'accompagnement des femmes rurales productives et des mécanismes pour les aider à commercialiser leurs produits, outre le renforcement des moyens de transport au profit des femmes des zones rurales, pour leur permettre de bénéficier de cours d'alphabétisation et la création d'établissements de formation à distance au profit des femmes au foyer.

Dans ce cadre, la présidente de la Commission nationale des femmes travailleuses de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Soumia Salhi, s'est félicitée des progrès enregistrés dans les lois et des politiques prises pour promouvoir et protéger les femmes, en particulier les travailleuses qui ont réalisé plusieurs acquis.

Evoquant certains indicateurs liés aux femmes en milieu professionnel, Mme Salhi a estimé que "plus de 65 % des titulaires d'un diplôme universitaire sont des femmes.

"Cependant, le taux des travailleuses dans le secteur formel ne dépasse pas, selon elle, "18% et près de 12% seulement de ces femmes occupent des postes de responsabilité, un grand nombre des femmes étant actives dans le secteur informel, ce qui les empêche de bénéficier de la couverture sociale et de leurs droits professionnels".

La même oratrice a souligné la nécessité de "développer de grands projets de développement économique à même de créer des emplois permanents et décents aux femmes et de réduire le chômage chez les femmes", estimant que les dispositifs de soutien à l'emploi pour créer des projets et investir le monde de l'entrepreneuriat "demeurent insuffisants et ne règlent pas le problème".

Un environnement propice aux femmes travailleuses encourage leur participation au processus du développement, a-t-elle expliqué, appelant à la nécessité de mettre en place des mesures pour alléger les charges qu'elles assument dans leur vie quotidienne, notamment en intensifiant les centres d'accueil de la petite enfance et les crèches, les cantines et le transport scolaire pour les enfants.

Dans le domaine de la lutte contre la violence à l'égard des femmes, la même responsable a appelé à la définition de mécanismes d'alerte et de signalement de toute violation des droits de la femme, à la prise de mesures efficaces pour lutter contre la violence à l'égard des femmes et à la création de centres d'écoute, de suivi et d'orientation pour accompagner les femmes victimes de violence notamment, à travers le numéro vert et des lignes fixes gratuites joignables 24h/24h.

Mme Salhi a également insisté sur l'ouverture de centres et d'espaces d'accueil des femmes violentées et organiser des cycles de formation spécialisée au profit des acteurs en matière de prise en charge socio-psychologique des femmes victimes de violences.

Pour la mise en place "d'un mécanisme national d'écoute" des préoccupations de la femme
  Publié le : lundi, 08 mars 2021 13:00     Catégorie : Société     Lu : 3 foi (s)   Partagez