Le gouvernement d’Union nationale salue le rôle positif de l’Algérie dans l’accompagnement de la Libye

Publié le : mardi, 09 juin 2020 19:48   Lu : 4 fois
Le gouvernement d’Union nationale salue le rôle positif de l’Algérie dans l’accompagnement de la Libye

ALGER - L’Envoyé personnel du Chef du Gouvernement d’Union nationale libyen au Maghreb, Jumaa al Qamati a salué le rôle positif de l’Algérie dans l’accompagnement de la Libye pour l’édification de ses institutions et l’instauration de la stabilité, se disant favorable à tout effort algérien visant à aider les Libyens à instaure la paix, la réconciliation et la concorde entre toutes les franges de la société libyenne.

Dans un entretien au quotidien "El Khabar" publié mardi, M. Al Qamati a affirmé que "les positions de l’Algérie et tout ce qui est dit sur sa contribution au règlement de la crise en Libye sont des signes positifs", ajoutant que l’Algérie "a toujours exprimé clairement son appui à l’unité du peuple libyen, à l'intégrité territoriale de son pays et à sa souveraineté nationale, de même que son rejet de l’ingérence étrangère et des guerres".

Le Gouvernement d’Union nationale salue le rôle de l’Algérie "dans l’accompagnement de la Libye pour l’édification de ses institutions et l’instauration de la stabilité, en sa qualité de pays voisin, puissant sur la scène monde arabe et en Afrique du nord", a souligné le responsable libyen, ajoutant que "nous aspirons toujours à ce l’Algérie demeure un pays influent".

Il s’est dit favorable à tout effort de l’Algérie visant "à instaurer la paix et la concorde sociale dans le pays », et ce « à l’effet de concrétiser un projet de réconciliation forte en Libye entre toutes les franges de la société libyenne".

La Libye aspire à une plus grande coopération, a-t-il poursuivi, d’autant que "l’Algérie peut contribuer à la reconstruction des institutions libyennes importantes, comme les institutions militaires et de sécurité entre autres, outre une coopération plus importante dans divers domaines».

M. Al Qamati est revenu sur les derniers développements enregistrés en Libye et les opérations menées par les forces du Gouvernement d’Union nationale dans la ville de Syrte (est de la Libye), mais aussi à l’ouest de la Libye, soulignant que "l’opération militaire menée par le général à la retraite Khalifa Haftar est en voie de prendre fin définitivement".

"Certains pays qui soutiennent Haftar sont en passe de revoir leurs stratégies et leur soutien, après l'échec cuisant des dernières aventures du Général Haftar dans sa tentative d'invasion de Tripoli, il y a 14 mois", a-t-il indiqué.

Au sujet de la réconciliation nationale interlibyenne, M. Al Qamati a insisté sur l’impératif "de mener un dialogue national interlibyen et nous souhaitons que cela se produise en imposant la souveraineté du Gouvernement d’Union nationale sur tout le territoire national libyen".


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"Cependant, il ne faudrait qu’il y ait de place pour Haftar dans n'importe quel dialogue, car il ne croit ni au dialogue, ni au partenariat politique et encore moins au processus politique ", a-t-il souligné.

"Le Gouvernement d'union national et les autres forces politiques en place dans l’ouest de la Libye aspirent à ouvrir des canaux et passerelles de contact avec les forces sociopolitiques et civiles" dans l'est de la Libye, a encore ajouté Al Qamati.

Concernant le sud libyen, l’Envoyé personnel a expliqué que "l'élite politique, la société civile et les dirigeants sociaux et tribaux sont tous des partenaires dans les prochains dialogues inclusifs et tout accord lié à la phase finale du mode de gouvernance politique en Libye ", se disant convaincu que tout cela débutera "une fois que les hostilités auront cessé dans ce pays".

Interrogé sur la feuille de route du Gouvernement d'union nationale pour le règlement politique en Libye, M. Al Qamati a estimé que " le règlement doit être entre toutes les parties, non seulement politiques, car il existe des parties ethniques, tribales et régionales, et d’autres représentant des courants politiques et intellectuels qui doivent également prendre part au processus pacifique après la fin de la guerre ».

Le Gouvernement d'union nationale est " une partie de ces composantes politiques, aux côtés de la Chambre des représentants et du Haut conseil de l’Etat", ce sont-là les entités politiques issues de l’accord politique de 2015, a-t-il rappelé.

A toutes ces composantes s'ajoutent les différentes parties au niveau des différentes régions du pays, outre les institutions de la société civile et les autres catégories, dont "les femmes, les jeunes et les partisans de l'ancien régime de Mouâamar El-Gueddafi", a ajouté l'envoyé personnel, soulignant que ces derniers "croient maintenant en la participation à l'édification d'un Etat civile constitutionnel ayant pour socle le respect de la loi et des urnes".

Et d'ajouter "il sera question d'un bond qualitatif, fruit de la révolte de février 2011".

"L'accord politique interlibyen demeurera le cadre politique auquel nous nous référons mais il est possible d'y introduire quelques modifications car une bonne partie de ses dispositions n'a pas été mise en œuvre", a mis en avant M. Al Qamati.

Pour ce qui est de la Constitution libyenne et du projet politique dans ce sens, M. Al Qamati a rappelé l'élection, en 2014, d'une Assemblée constituante chargée de la rédaction du projet de la nouvelle Constitution de 2017, ajoutant que cette mouture est en attente d'être soumise à un référendum populaire.

Le gouvernement d’Union nationale salue le rôle positif de l’Algérie dans l’accompagnement de la Libye
  Publié le : mardi, 09 juin 2020 19:48     Catégorie : Monde     Lu : 4 foi (s)   Partagez