L’Algérie mise sur la PME innovante pour un décollage économique

Publié le : mercredi, 13 décembre 2017 17:17   Lu : 4 fois
L’Algérie mise sur la PME innovante pour un décollage économique

ORAN- L’Algérie mise actuellement sur l’encouragement de la création des PME et principalement la PME innovante, en vue d’un réel décollage industriel et économique, a déclaré mercredi à Oran le Directeur général de la compétitivité industrielle au ministère de l’Industrie et des Mines.

Les start-ups représentent pour l’Algérie un moyen de décollage économique, car elles permettront à son économie et son industrie de se diversifier, a souligné M. Guend Abdelaziz, à la presse en marge d’un séminaire international de deux jours sur "les nouvelles frontières de la propriété industrielle: états des lieux et perspectives", organisé par le Centre d’appui à la technologie et l’innovation (CATI) de l’Ecole nationale Polytechnique d’Oran (ENPO).

"De ce fait, oeuvrons à lancer le maximum de start-ups en s’appuyant sur l’innovation comme moteur de développement et d’amélioration des performances", a indiqué le responsable.


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Pour mettre ces idées innovantes en pratique, des aides de l’Etat en la matière d’accompagnement des jeunes inventeurs sont à souligner, principalement dans le cadre du Fonds de la promotion de la compétitivité industrielle et aussi dans le cadre de l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET), a-t-il fait savoir.

"Toutefois, les jeunes créateurs et inventeurs emportés par leur dynamisme, omettent soit par manque d’information ou une certaine ignorance de protéger leurs produits d’innovation à travers des brevets d’invention, et c’est une situation qui s’impose actuellement", a relevé M. Guend.

"Que ce soit par manque d’information ou d'ignorance de la législation en vigueur en matière de protection des produits de recherche à travers des brevets, nous ne sommes pas habitués à avoir chez nos chercheurs et inventeurs le réflexe de protéger leurs inventions", a-t-il encore déploré, soulignant qu’il existe des idées très innovatrices au sein de l’université ou l’entreprise, mais qui ne font pas l’objet d’un brevet.

Concernant la législation de protection des produits de l’innovation, M. Guend a fait savoir que l’Algérie est "bien outillée à ce sujet", car elle est signataire de tous les accords qui découlent de la convention de l’Union de Paris sur la propriété intellectuelle de 1883, et aussi du traité de coopération sur les brevets (Patent cooperation treaty).

Cette dernière convention (PCT) permet à l’inventeur algérien de protéger son produit à l’échelle nationale mais aussi à l’internationale sur les 152 états signataires de la Cette convention, a-t-il noté.


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Ce séminaire de deux jours a vu la présentation de plusieurs communications, dont celle sur le traité PCT, comme outil pour breveter et exploiter son intervention à l’internationale, présenté par M. Emir Ali Jazairi, représentant de l’Organisation mondiale de propriété intellectuelle (OMPI).

Il faut savoir que le Traité de coopération en matière de brevets aide les déposants à obtenir une protection par brevet au niveau international. Il contribue également à faciliter le travail des offices de brevets dans leurs décisions d’octroi de brevets. Aussi, il facilite l’accès du public à une mine d’informations techniques relatives à ces inventions.

En déposant une seule demande internationale de brevet selon le PCT, l’intéressé ou le porteur de projet peut demander la protection d’une invention simultanément dans de nombreux pays, a relevé l'intervenant.

L’Algérie mise sur la PME innovante pour un décollage économique
  Publié le : mercredi, 13 décembre 2017 17:17     Catégorie : Economie     Lu : 4 foi (s)   Partagez