Zones d'ombre: nécessité d'une politique intégrée pour fixer les populations 

Publié le : mercredi, 10 février 2021 17:36   Lu : 72 fois
Zones d'ombre: nécessité d'une politique intégrée pour fixer les populations 

ALGER- Les participants à une journée d’études organisée mercredi à Alger par l'lnstitut national d'études de stratégie globale (INESG) ont souligné la nécessité de mettre en place une politique intégrée permettant de fixer les populations et de créer des activités à même de contribuer au développement économique du pays.

Lors de cette rencontre de deux jours, organisée sur le thème "Barrage vert-Zones d'ombre: enjeux et défis du développement durable de la Nouvelle République", les intervenants ont mis l’accent sur l’importance de la création des activités au niveau des zones d’ombre en vue de fixer les populations rurales et de permettre notamment aux jeunes et aux femmes de valoriser les potentialités territoriales et les spécificités régionales.

Dans ce contexte, le conseiller auprès du président de la République chargé des zones d’ombre, Brahim Merad a indiqué qu’"au-delà des projets prévus en matière d’électrification, de réalisations de routes, d’infrastructures éducatives et de santé, l’enjeu du programme destiné à ces localités reste celui d’enclencher la dynamique de développement économique de ces territoires".

Evoquant un nombre total de 13.785 zones d’ombre existant actuellement sur un chiffre initial de 15.044, le conseiller auprès de la présidence a précisé que ces régions ne sont pas dépourvues de potentialités pouvant leur permettre, après la réalisation des différents projets de désenclavement, de créer des activités aussi bien dans les domaines du tourisme, de l’agriculture, de l’industrie de transformation et artisanales.

M.Merad a plaidé, dans ce sens, pour une démarche "multisectorielle" afin de disposer de conditions "favorables" au profit des porteurs d’idées.

Abondant dans le même esprit, le docteur Abdelkader Benhadjoudja a mis l’accent, quant à lui, sur l’importance de confronter l’enjeu de la concentration des populations sur les zones du littoral et du nord, où vit environ 63% des citoyens, alors que les Hauts-plateaux et le Sud, sont occupés respectivement par 28% et 9% de la population.

Ceci  accentue, a-t-il mentionné, la "vulnérabilité" de nombreux territoires.

M.Benhadjoudja a insisté sur le défi de la création d’emplois dans les zones d'ombre, recommandant, à ce propos, le redéploiement des activités économiques sur les Hauts-plateaux et le grand Sud, en intégrant les nouvelles technologies, l’économie du savoir et la numérisation.

Parmi les secteurs constituant un gisement d’emploi et un moteur de croissance, l’intervenant a cité l’agriculture saharienne, les mines, l’industrie du médicament et les énergies renouvelables.

 

L'outil spatial et la géo-gouvernance, instruments d’accompagnement nécessaires

 

En matière d’accompagnement et de suivi des zones d’ombre, d'autres participants ont proposé aux autorités de recourir à l'outil spatial et la géo-gouvernance en vue de mieux concrétiser, suivre et consolider les différents projets engagés.

A ce sujet, le directeur général de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), Azzedine Oussedik a relevé l’apport de l’imagerie satellitaire et des systèmes d’information géographique (SIG) pour la caractérisation et la gestion des zones d’ombre, précisant que ces moyens technologiques appuis par les deux satellites algériens offrent la possibilité d’identifier les zones d’ombre, le suivi de l’état d’avancement des travaux de différents projets, l’éradication de l’habitat précaire, et même l’identification de l’état précis de l’éclairage public.

Le Dg de l’ASAL a invité à l’occasion les différents secteurs de fournir les informations nécessaires pour enrichir la base de données du SIG. Cela permettra, a-t-il fait observer, de mettre à la disposition des décideurs des outils de consultation et d’analyse.

Quant à la problématique de l’élargissement du réseau internet et de téléphonie, M. Oussedik a assuré que les deux satellites dont dispose l’Algérie offrent cette possibilité, à condition d’investir dans les antennes et terminaux de relais.

La géo-gouvernance des zones d’ombre pour une équité territoriale a été évoquée, en outre, par l’universitaire Mahdi Kalla, exerçant au sein d'un laboratoire de l’Institut des sciences de la terre et de l’univers de l’université de Batna.

Présentant une étude sur le cas de la wilaya de Batna, M. Kalla a plaidé pour la mise en place des outils de gestion numérique des zones d’ombre en vue de construire des territoires intelligents et durables de demain.

Zones d'ombre: nécessité d'une politique intégrée pour fixer les populations 
  Publié le : mercredi, 10 février 2021 17:36     Catégorie : Economie     Lu : 72 foi (s)   Partagez