Vers une proposition de loi aidant les commerçants informels à intégrer le circuit légal 

Publié le : mardi, 26 janvier 2021 18:03   Lu : 88 fois
Vers une proposition de loi aidant les commerçants informels à intégrer le circuit légal 

ALGER- L’Assemblée populaire nationale compte proposer un projet de loi, dans le cadre de la Loi de finance complémentaire LFC 2021, pour la protection des opérateurs économiques informels, commerçants notamment, qui souhaiteraient intégrer le circuit formel, a indiqué jeudi à Alger le président de la Commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification, Nabil Louhibi.

"A la demande des opérateurs qui nous ont sollicité, en tant que parlementaires, nous comptons proposer une loi dans le cadre de la LFC 2021 pour aider les gens qui sont dans l’informel à travailler dans la légalité en payant leurs impôts et leurs taxes sans être pénalisés (par leur passé)" , a affirmé M. Louhibi lors d’une rencontre de sa commission avec la présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Saïda Neghza et les représentants des bureaux des fédérations du Sud.

Dans le même contexte, il a annoncé que la commission a prévu une rencontre avec la Direction générale des impôts, la semaine prochaine, afin d'étudier les voies et moyens adéquats pour aider les gens qui ont pratiqué le commerce informel pendant des années à intégrer le secteur économiqueformel..

Pour M. Louhibi, la réussite de cette initiative devrait permettre de  récupérer la masse monétaire, qui circule dans le circuit informel, pour l’introduire dans le circuit bancaire.

"J’espère que nous allons sortir avec des recommandations et des solutions adaptées pour servir à la fois l’intérêt de l’économie nationale et des opérateurs économiques", a-t-il poursuivi.

Lors de cette réunion, les opérateurs du sud ont évoqué le problème des hommes d’affaires qui disposent de moyens et de ressources financières amassés durant leur activité dans le commerce informel, mais qui hésitent d’investir dans des projets productifs importants de peur des poursuites judiciaires.

Une transition de l’économie informelle vers une économie formelle, permettra de récupérer, selon leur propre estimation, "plus de 40 milliards de dollars pour les injecter dans des projets économiques" .

Les représentants des bureaux des fédérations du Sud ont déploré par ailleurs la bureaucratie et les entraves administratives qui bloquent les investissements dans la région.

"Il faut patienter deux ans au moins pour avoir un permis de construire, six mois pour le certificat de conformité et trois années pour le changement d’activité", a regretté un opérateur de la wilaya de Ouargla.

Ils ont également évoqué la difficulté d’accès au foncier agricole et industriel et la nonchalance des pouvoirs publics (wali) "qui ne prennent jamais de décision dans l’aval de l’administration locale".

Les intervenants ont également évoqué le problème de la pollution produite par l’industrie pétrolière notamment à Hassi Messaoud, en mettant en garde contre son impact écologique sur l’environnement et l’élevage, et en implorant les autorités d’intervenir pour préserver ces zones fragiles.

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  Publié le : mardi, 26 janvier 2021 18:03     Catégorie : Economie     Lu : 88 foi (s)   Partagez