"Angoma", une métaphore sur la détresse de la jeunesse dans les sociétés rétrogrades

Publié le : samedi, 20 mars 2021 08:23   Lu : 92 fois

ALGER - La pièce de théâtre "Angoma", une métaphore sur la détresse et le désarroi de la jeunesse, proie au manque de perspectives d’avenir et de projets de vie dans les sociétés rétrogrades, a été présentée, jeudi au Théâtre municipal d’Alger-Centre, devant un public astreint au strict respect des mesures d’hygiène sanitaires.

Inscrite dans la programmation des spectacles hors compétition du 14e Festival national du théâtre professionnel (Fntp), la pièce, "Angoma", est une production de l’association culturelle "Noussour" pour le théâtre de Tindouf, mise en scène par Dris Benhadid, sur un texte Mohamed El Kamel Benzid, qui traite d’une thématique qui s’inscrit dans le registre du Théâtre de l’Absurde.

"Angoma", légende d’une secte qui se sert d’enfants comme gage de rapprochement au monde macabre et ténébreux des démons et des diables, est la métaphore d’une société qui sacrifie sa jeunesse en la poussant vers l’errance par l’absence de projets de vie.

Rendu par Mustapha Mohamed, Souid Ahmed Bahama et Abdelghani Wassim, le spectacle traite d’une rencontre entre deux individus égarés, l’un statique, dans la méditation entouré de montres, et l’autre en mouvement, anxieux et alerté, car pressé de trouver son chemin.

Dans des conflits transférés sur le terrain de la réflexion, les comédiens échangent leurs visions, chacun allant de son argumentaire pour quitter le mur qui empêche d’évoluer et aller de l’avant en franchissant la porte qui s’ouvre sur le chemin de la lumière.


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Le spectacle parle de la jeunesse et de l’"errance de l’individu, en quête effrénée de fins inconnues pour des débuts incertains et confus", a expliqué le metteur en scène.

Dans une scénographie minimaliste, faite de la suggestion de deux chemins, le premier limité par mur et le second, aboutissant sur une porte et une musique de circonstance accompagnant la trame du spectacle, les comédiens ont donné un rendu en langue arabe plein, dans un jeu qui a occupé l’ensemble de l’espace scénique.

Cette association devait initialement présenter le spectacle "Falso", annulé pour des raisons de santé ayant retenu la comédienne principale, et remplacé au dernier moment par "Angoma".

Le 14e Festival national du théâtre professionnel se poursuit jusqu’au 21 mars avec  encore au programme trois spectacles en compétition au Tna, et deux autres en off, programmés au Théâtre municipal d’Alger-Centre et à l’espace Hadj-Omar, une salle annexe au Tna.

 

"Angoma", une métaphore sur la détresse de la jeunesse dans les sociétés rétrogrades
  Publié le : samedi, 20 mars 2021 08:23     Catégorie : Culture     Lu : 92 foi (s)   Partagez