Impératif de renforcer la coordination entre les Etats africains et de parler d’une seule voix au Conseil de sécurité de l’ONU

Publié le : dimanche, 05 décembre 2021 09:57   Lu : 0 fois

ORAN - Les ministres des Affaires étrangères d’Etats africains et les hauts responsables participant aux travaux du 8e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, clôturés samedi à Oran, ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les Etats africains et de parler d’une seule voix au Conseil de sécurité de l’ONU.

Dans ce cadre, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra a déclaré que "l’Afrique doit parler d'une seule voix" au Conseil de sécurité, capable d'influencer les décisions de cet organe onusien ou toute autre instance".

Cette voix doit être "forte et décisive", affirme M. Lamamra qui relève la nécessité pour les pays africains de renouveler leur attachement aux valeurs et aux idéaux du panafricanisme et d'"agir collectivement pour éviter tout facteur qui pourrait mettre en péril l'unité de l'Union africaine".

"L’Algérie et son président Abdelmadjid Tebboune sont engagés à défendre sans condition toutes les causes africaines justes sur les scènes africaine et mondiale", a souligné Ramtane Lamamra dans son allocution de clôture des travaux du 8e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique.

L'Algérie, a affirmé le ministre, "déploiera tous ses efforts et mettra tout en œuvre pour être à la hauteur des attentes des Africains et des Arabes, surtout qu'ils ont approuvé sa candidature au poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU pour le mandat 2024-2025".

Le huitième séminaire sur la paix et la sécurité en Afrique est "réussi et prometteur" donnant à la diplomatie africaine "une vision claire de l'avenir et dotant les délégations africaines accréditées auprès des Nations unies d'une feuille de route qui fera de la diplomatie africaine un élément influent et profitera à la sécurité et à la stabilité dans le continent africain", a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le ministre tunisien des Affaires étrangères, de l’Emigration et des Tunisiens à l'étranger, Othman El Jarandi a déclaré "nous devons renforcer nos capacités et notre action commune surtout au niveau du Conseil de sécurité en vue de promouvoir la paix et la sécurité en Afrique".

"Nous devons respecter les engagements pris dans le cadre du séminaire sur la paix et la sécurité en Afrique pour faire aboutir notre voix au sein des Nations unies", a déclaré le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères de l’Ethiopie et président du Conseil de la paix et de la Sécurité de l’UA, Demeke Mekonnen Hassen.

Pour sa part, le ministre des Relations extérieures de la République d'Angola, Antonio Têté a souligné que le processus d'Oran est "très important" pour la coordination au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, notant que "le processus d'Oran permet aux Africains de parler d'une seule voix".

Dans le même contexte, le ministre des Affaires étrangères de Djibouti, Mahmoud Ali Youssef a déclaré "le rôle de l'Algérie au sein de l'Union africaine est bien connu et de nombreux pays misent sur l'Algérie pour hisser le niveau de coordination et de coopération dans le continent".

Le ministre des Affaires étrangères du Tchad, Cherif Mahamat Zene a souligné que "l’Afrique n’a pas de représentant permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, d’où la nécessité pour les pays africains de s’unir davantage autour des A3".

L’ambassadeur et commissaire des affaires politiques, de la paix et de la sécurité à l’UA, Bankole Adeoye a affirmé que "l'Algérie continue de jouer son rôle panafricain pour une Afrique meilleure, pacifique et sûre. Une Afrique des droits de l'homme, qui garantit le développement durable et les aspirations dont nous avons vraiment besoin".

"La voix africaine est prépondérante au niveau international et nous avons besoin d'un Etat membre de l’UA de premier plan comme l’Algérie pour jouer ce rôle très spécifique", a estimé Bankole Adeoye, soulignant "nous aimerions voir l'Algérie continuer à être représentée dans ces mécanismes, que ce soit au niveau de l'Union africaine ou au niveau international".

Le Secrétaire général adjoint des opérations de paix de l'ONU, M. Jean-Pierre Lacroix "nous avons tous constaté que les défis du terrorisme évoluaient et que la coopération entre l'ONU et l'UA est un des instruments essentiels pour mieux contenir ce fléau dans le continent africain et le combattre".

Le 8e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, tenu trois jours durant Oran sous le thème "Assistance aux nouveaux membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies dans le traitement des questions de la paix et de la sécurité dans le continent", a enregistré la participation des ministres des pays membres au Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine (UA), des membres africains au Conseil de sécurité de l’ONU et d’experts et représentants d’instances africaines, de l’ONU et de la Ligue arabe.

Impératif de renforcer la coordination entre les Etats africains et de parler d’une seule voix au Conseil de sécurité de l’ONU
  Publié le : dimanche, 05 décembre 2021 09:57     Catégorie : Algérie     Lu : 0 foi (s)   Partagez