Les massacres du 8 mai 1945 ont permis de passer du Mouvement national à la lutte armée

Publié le : dimanche, 09 mai 2021 09:35   Lu : 17 fois

SETIF- Le Secrétaire général du ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit, Laid Rebika, a affirmé, samedi depuis Sétif, que les massacres du 08 mai 1945 avait permis, malgré les souffrances infligées au peuple algérien, de passer du militantisme dans le cadre du Mouvement national à la lutte armée.

Les actes sanglants par lesquels l'occupant français à réprimer une marche populaire pacifique pour l'indépendance et la liberté "avaient balisé la voie à la Glorieuse révolution et cristallisé les espoirs de passer à la lutte armée qui a permis de recouvrer la souveraineté nationale", a déclare M. Rebika lors d'un séminaire national portant sur "Les Crimes coloniaux dans le monde, les massacres du 8 mai 1945 comme modèle", à l’occasion de la commémoration officielle de la Journée nationale de la Mémoire et du 76e anniversaires des événements du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata.

Il a relevé, dans ce sens, que le message du Président de la République à l'occasion de cette journée "appelle le peuple algérien à s'inspirer des sacrifices des chouhada et des moudjahidine pour affronter les défis qui nous attendent et attendent notre jeunesse lors des étapes à venir.

Intervenant à cette occasion, le président de la Fondation du 8 mai 1945, Abdelhamid Slakdji a mis en avant "l'impérative reconnaissance par la France des crimes perpétrés contre le peuple algérien lors de ces évènements, qualifiés par les historiens, de crimes contre l'humanité et de génocide inédit".

"La France doit reconnaitre ses crimes et son passé noir et indemniser le peuple algérien pour les préjudices causés, pour avoir des relations privilégiées avec l'Algérie", a poursuivi M. Slakdji rappelant que c'est là, une revendication de son association.Il a également souligné "l'impérative criminalisation de la période coloniale par l'ensemble des institutions constitutionnelles et les organisations sociales en Algérie".

Intervenant en marge de la rencontre, le conseiller du président de la République, chargé des Archives nationales et du dossier de la Mémoire, Abdelmadjid Chikhi a indiqué que la consécration d’une journée nationale de la Mémoire était un choix judicieux, en ce sens que l’Algérie a atteint une époque où la conscience de l’Histoire est de plus en plus élevée ».

Pour ce faire, il faudrait « fusionner le travail des historiens et celui de la mémoire qui explique souvent des faits historiques restés sans détails sur les documents », a-t-il affirmé.

Et d’expliquer que « la méthodologie historique est certes exacte, mais la mémoire demeure flexible, car elle se transmet et se renforce davantage, d’ailleurs l’information transmise favorise la compréhension de l’Histoire ».

Organisée par la Fondation du 8 mai 1945, la rencontre a été rehaussée par l’intervention du Pr. Djamel Loucif de l’Université de Sétif, lequel a repris le témoignage du moudjahid Ali Faïdi, originaire d’Aïn Abessa (Est de Sétif), qui est revenu sur ces événements lors desquels l’engin colonial a déployé tous les moyens pour s’en prendre à son père dit « Dahmane Faïdi » après avoir participé à la marche populaire de ce mardi noir.

La manifestation a vu la distinction de nombre de moudjahidine parmi ceux qui s’en étaient sortis vivants des événements du 8 mai, à l’instar de Houria Tobal, sœur de la martyr Meriem Bouattoura, et Amar Sabie.

Les festivités célébrant la Journée nationale de la Mémoire et le 76ème anniversaire des massacres du 8 mai 1945 ont été marquées par l’inauguration de deux groupes scolaires et un collège baptisés respectivement des martyrs Chellal Ahmed, Rezoug Salah, et du Moudjahid Ferhat Abbes.

La délégation s’est enquise, par la suite, de l’état d’avancement des travaux de l’Observatoire du 8 mai 1945, dont le taux de réalisation avoisine les 70%.

Ont supervisé ces festivités officielles le SG du ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit, M. Rebika, le Conseiller du président de la République, M. Chikhi, le SG de l’Organisation nationale des enfants des Moudjahidine (ONEM), Khalfa M’barek et le président de la la Fondation du 8 mai 1945, M. Slakdji, en présence du représentant du SG par intérim de l’ONEM, Abdelaziz Fouhal.

Les massacres du 8 mai 1945 ont permis de passer du Mouvement national à la lutte armée
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