Refus de l'endettement et élection de compétences, parmi les questions abordées par des chefs de partis

Publié le : samedi, 22 avril 2017 14:54   Lu : 56 fois
Refus de l'endettement et élection de compétences, parmi les questions abordées par des chefs de partis
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ALGER - Le refus de recourir à nouveau à l'endettement extérieur, l'élection de députés compétents, intègres et coopératifs et l'établissement d'un "nouvel équilibre des forces" au sein de la prochaine Assemblée populaire nationale (APN), ont été parmi les questions abordées ces dernières 24 heures par les leaders de partis politiques en campagne  pour les élections législatives du 4 mai.

Animant un meeting à Tipasa samedi, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a estimé que le dernier rapport du FMI sur l'Algérie qui invite le gouvernement a appliquer une politique d'austérité, en vertu de laquelle il arrête le soutien social, s'endette à l'extérieur et dévalue le dinar, serait  "catastrophique". 

S'exprimant vendredi à Oran sur le même sujet, M. Ouyahia a rejeté le recours à l'endettement extérieur. "Le pays doit revenir aux grands projets et favoriser les exportations.

Les petites entreprises doivent être privatisées. Nous ne voulons pas être à nouveau endettés. Nous voulons rester souverains et maîtres de nos décisions", a-t-il martelé, saluant la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de rembourser par anticipation la dette extérieure du pays.

Le secrétaire général du RND a, d'autre part, appelé au soutien à l'agriculture et au tourisme, et l'exploitation de toutes les ressources en hydrocarbures, dont le gaz de schiste. 

Il a estimé que la crise provoquée par la baisse des prix du pétrole va durer encore plusieurs années, d'où la nécessité de la mobilisation des Algériens et de la réhabilitation de la valeur du travail. 

Au cours d'un meeting vendredi à Guelma, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a affirmé, pour sa part, que sa formation politique mise sur une "grande mobilisation populaire" le 4 mai pour imposer un "nouvel équilibre des forces" au sein de la future APN, ouvrant la voie à un "renouveau politique dans le pays".

"Il faut faire des élections législatives une occasion pour opérer le changement démocratique et changer les lois arbitraires", a soutenu Mme Hanoune.

Considérant qu'il n'existe pas de "fatalité politique" et que la "majorité mobilisée peut opérer le changement", Mme Hanoune a appelé militants et sympathisants de son parti à poursuivre l'action de dialogue et de sensibilisation des jeunes et des travailleurs sur la portée de l'acte de voter.

La secrétaire générale du PT a, par ailleurs, critiqué "la politique d'austérité et ses répercussions, notamment le recul du pouvoir d'achat".

 

Djamel Benabdeslam, président du Front de l'Algérie nouvelle (FAN), a estimé depuis Bouira que les élections législatives sont cruciales car elles permettront de donner une impulsion au développement économique national avec une nouvelle génération d'élus "sérieux". 

 

Pour l'élection de compétences capables de contribuer à l'effort de développement

 

Le président du parti des jeunes (PJ), Hamana Boucherma, a souligné à Souk-Ahras que l'APN était "une institution constitutionnelle nécessitant de la compétence et de l'intégrité pour assurer le changement et préserver les acquis de l'Algérie et des Algériens", appelant les électeurs à choisir des candidats qualifiés.

Le même message a été délivré par le secrétaire général de l'Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, qui a appelé à Mostaganem à choisir des compétences pour siéger au sein de la prochaine Assemblée, "capables d'accompagner l'investisseur pour créer des emplois, relancer le développement et encadrer le mouvement social".

Le président du Mouvement de la société de la paix (MSP), Abderrazak Makri, représentant de l'alliance MSP-Front du changement (FC), a soutenu que le programme de cette alliance contient des "solutions réalistes" aux problèmes que rencontre le pays dont ceux du logement et de l'emploi.

"Notre programme garantira le décollage de l'économie nationale, la sécurité alimentaire et transformera le pays en une destination touristique par excellence", a encore affirmé Makri. Il a invité tous les partis qui sortiront vainqueurs des prochaines élections "à coopérer dans l'intérêt de l'Algérie". 

Le président de Tajamoue Amel El Djazair (TAJ), Amar Ghoul, a indiqué à Oran que son parti dispose d'un programme national dans lequel chaque wilaya du pays fait l'objet d'un programme économique et de développement  spécifique.

Dans ce contexte, il a précisé que TAJ propose de faire d'Oran, eu égard à ses potentialités, un "pôle industriel et touristique d'envergure méditerranéenne". 

En meeting à Jijel, le président du Mouvement El-Islah, Filali Ghouini, a instruit les candidats de son parti, s'ils étaient élus à la prochaine Assemblée, de travailler avec les députés des autres formations pour "restituer aux élus locaux leurs prérogatives sur les dossiers du logement et de l'emploi afin de mieux répondre aux aspirations des citoyens et rétablir l'équilibre dans leurs rapports avec l'exécutif".

Lors d'un rassemblement à Tiaret, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a affirmé que les candidats de son parti "défendront les acquis des citoyens et rejetteront les lois qui ne servent pas l'intérêt de l'Algérie et du peuple".

Il a plaidé, d'autre part, pour "la réhabilitation et le soutien des entreprises nationales, leaders dans leur domaine par le passé".

De leur côté, les représentants de l'Union Ennahda-Adala-Bina, Mohamed Douibi et Abdallah Djaballah, ont appelé à Ain El Beida (wilaya d'Oum El Bouaghi) à "opérer le changement pacifique voulu" lors des prochaines législatives.

Le président du mouvement Ennahda, Mohamed Douibi, a estimé que "le message historique de Novembre 1954 doit se concrétiser par la réalisation d'un Etat sociale dans le cadre des principes islamiques", ajoutant que "c'est ce changement auquel l'Union Ennahda-Adala-Bina aspire".

 

Abdallah Djaballah (Adala) a exhorté les citoyens de se rendre massivement dans les bureaux de vote pour élire les listes de l'Union qui présente, selon lui, "des candidats fidèles au peuple, qui veilleront au contrôle de  l'action du gouvernement pour la concrétisation des différents projets de développement du pays". 

Refus de l'endettement et élection de compétences, parmi les questions abordées par des chefs de partis
  Publié le : samedi, 22 avril 2017 14:54     Catégorie : Algérie     Lu : 56 foi (s)   Partagez