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jeudi, 12 janvier 2017 10:26

Nouvel an amazigh à Batna: rites et traditions imprégnés du charme du passé

Nouvel an amazigh à Batna: rites et traditions imprégnés du charme du passé Nouvel an amazigh à Batna: rites et traditions imprégnés du charme du passé Photo-APS

BATNA - La célébration du nouvel an amazigh à travers les diverses régions de la wilaya de Batna notamment rurales donne lieu à des rituels et traditions imprégnés du charme du passé et pérennisés par beaucoup de familles.

Entre l’an qui s’écoule et celui nouveau qui pointe, les mêmes traditions héritées d’une génération à l’autre sont reproduites avec fidélité.

Hadda Brahmia (59 ans) d’Arris évoque cette tradition séculaire que  les femmes persistent à perpétuer dans les Aurès relative à la récupération, à la veille du nouvel an amazigh, de tous les articles prêtés avant. "Toute chose doit être à sa place, pour accueillir le nouvel an", affirme-t-elle.

Les préparatifs débutent toutefois bien avant avec le remplacement de l’une des pierres du four traditionnel par une autre nouvelle pratique appelée "Bouini" alors que les autres pierres sont systématiquement toutes remplacées le premier jour de Yennayer tout en s’attelant à enduire les nouvelles pierres de Dehane (beurre salé), ajoute cette dame.

Yennayer (l’ancien) est célébré le 12 janvier dans la région par un repas à la viande séchée (kedid) et le "nouveau" Yennayer est célébré le 14 janvier par un mets à la viande fraiche, explique Mme Hadda qui note que les femmes de la région s’assurent d’apporter à Yennayer des herbes et des rameaux verts en signe de bon augure d’un nouvel an plein de bonnes choses.

Le mets irechmène ou cherchem (blé dur cuit dans l’eau puis mélangé aux dattes molles) est incontournable lors du premier repas de Yennayer, ajoute la dame qui indique que la première journée de l’an est aussi une occasion pour les femmes de se diriger vers les champs pour se divertir et jouer aux devineresses en retournant les pierres trouvées sur leur chemin.

Si des fourmis sont trouvées au-dessous de la pierre, cela signifie que le troupeau de la famille va se multiplier considérablement. Si l’on trouve des trous, cela signifie que la récolte sera bonne et les M’tamar (silos sous terre) seront remplis.

Si par contre, l’on trouve sous la pierre un scorpion ou un mille-pattes, ce sera un signe de mauvais augure.

La célébration restera incomplète sans la présentation de sept fruits frais ou secs notamment le raisin, la figue, l’abricot, la noix et la datte, note, de son côté, Amar Menzer (29 ans) de Bouzina.

Les traditions de Yennayer résistent à la modernité

Pour Ali Meziani (47 ans), membre de la troupe folklorique Ibounda d’Arris,  la majorité des familles de la région s’attachent toujours à la célébration  de Yennayer. Les femmes portent à l’occasion leurs plus beaux atours sans oublier  le khol (antimoine) et le siwak (bâton d’arak) alors que les enfants se voient  mettre autour des poignets des bracelets en laine pour renforcer leur vitalité  et les inciter au travail, ajoute l'artiste.

Les hommes, selon Meziani, ont l’habitude en cette occasion de jouer "Acharte" qui consiste à placer une cible sur laquelle ils jettent des pierres  pour connaître qui d’entre eux a le shoot le plus précis et le plus puissant.

L’association Thamezgha Aurès forum Batna a tenu à célébrer le nouvel an amazigh 2967 en organisant pour la troisième année consécutive la semaine de la culture et de la civilisation amazighes. L’occasion a été marquée par  la distinction du doyen de la chanson chouie Djamel Sabri d’Oum El Bouaghi de la troupe les Berbères. Une ambiance électrique a marqué la rencontre de cet artiste plus connu sous le nom de "Jo" avec son public à Batna lors de la fête de Yennayer.

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