Pathologies du coeur: la mortalité des coronariens en baisse au CHU d’Oran

Publié le : lundi, 19 février 2018 14:01   Lu : 99 fois
Pathologies du coeur: la mortalité des coronariens en baisse au CHU d’Oran

ORAN- Les dernières statistiques du service de cardiologie du CHU d’Oran montrent que la mortalité des coronariens (atteints de maladies au niveau des artères qui nourrissent le coeur), a nettement baissé au cours des deux dernières années, passant de 12 à 2,2 %, a-t-on appris du chef de ce même service.

Les chiffres concernent les patients atteints de syndromes coronariens aigus, hospitalisés dans le cadre de l’urgence, note le Pr Hadj Mohamed Ali Lahmar, ajoutant que cette pathologie est la plus fréquente au niveau des urgences cardiologiques.

En effet, sur les 1.432 hospitalisations en urgence enregistrées en 2017 au sein de ce service, 755 patients présentaient un syndrome coronarien, ce qui équivaut à un taux de 52%, précise le même responsable.

S’agissant la baisse de mortalité, passé de 12% en 2013 à 2.2 % en 2017 (17 décès sur 755 coronariens aigues hospitalisés dans le cadre de l’urgence), le même spécialiste l’explique par l’entrée en pratique de l’angioplastie coronarienne en 2016 dans le service.


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Les pathologies coronariennes aigues se traduisent par un infarctus du myocarde, qui se déclenche par l'obstruction de l'artère coronaire qui entraîne la destruction partielle du muscle cardiaque.

L’angioplastie est une intervention qui consiste à traiter une artère coronaire rétrécie ou bouchée, au moyen d'une sonde munie d'un ballon gonflable à son extrémité qu’on introduit dans les artères à partir du haut des cuisses et qu’on glisse jusqu’elle arrive aux artères du coeur.

Cette intervention présentent plusieurs avantages, dont une possibilité de dilater ou déboucher les artères du coeur sans ouvertures chirurgicales, mais représente toutefois un risque de perforation cardiaque, explique le même spécialiste.

Le bilan demeure positif, cette technique ayant certainement permis de sauver des vies, souligne le Pr Ali Lahmar, regrettant la disponibilité de genre de techniques qu’au niveau des établissements hospitaliers des grandes villes, à l’instar du CHU d’Oran.

Le transfert des malades atteints des pathologies cardiaques aigues des wilayas éloignées ne joue pas en faveur du malade, dont les risques de succomber à la maladie augmentent d’heure en heure, explique-t-il ajoutant ce genre d’intervention devraient être disponibles dans chaque wilaya. 

Pathologies du coeur: la mortalité des coronariens en baisse au CHU d’Oran
  Publié le : lundi, 19 février 2018 14:01     Catégorie : SANTE - SCIENCE - TECHNOLOGIE     Lu : 99 foi (s)   Partagez