Les maladies rhumatismales, un "problème de santé publique"

Publié le : jeudi, 30 janvier 2020 12:05
Les maladies rhumatismales, un "problème de santé publique"

 

ALGER - Les maladies rhumatismales représentent un "problème de santé publique" induit par des "conditions favorables à leur développement", a affirmé mercredi à Alger, le Directeur général des Services de la Santé au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed El Hadj.

Intervenant à l’ouverture des travaux du 15ème Congrès international de Rhumatologie organisé par la Société algérienne de Rhumatologie (SAR), le Pr El-Hadj a ainsi soutenu que "les maladies rhumatismales représentent un problème de santé publique de par leur fréquence et par la multitude des organes qu’elles touchent, outre les articulations et l’appareil locomoteur".

L’intervenant soulignera que ce type de maladies est "à l’origine de souffrances des patients en Algérie et dans le monde", avant d’imputer l’évolution de leur prévalence à des "conditions favorables à leur développement", citant notamment la détérioration de l’environnement, le changement des habitudes alimentaires, la charge pondérale et le stress.

Tout en estimant que ce congrès permettra de "mettre l’accent sur l’importance" de ces maladies dans la mesure où des "thématiques pertinentes et d’actualité" y seront abordées, le même responsable a également relevé les acquis en termes de formation et d’informations que la rencontre offrira aux participants.

Allant dans ce sens, le président de la SAR, le Pr Hachemi Djoudi, a mis en exergue la qualité de la participation étrangère, à travers la présence de spécialistes et chercheurs en provenance du Canda, de France, de Jordanie, du Maghreb, du Sénégal, etc.


Lire aussi: Prévention de l’ostéoporose: le défi du dépistage précoce 


"Le but de cette 15ème édition est la mise à niveau par rapport aux dernières données algérienne inhérentes à la rhumatologie afin d’adapter au mieux la thérapeutique à notre population, tout en s’imprégnant de ce qui se fait ailleurs", a-t-il explicité, notant que les "défis" consistent d’abord à "identifier les profils des rhumatisants".

Ce qui est connu, en revanche, a-t-il poursuivi, est qu’un "nombre de maladies inflammatoires chroniques sont totalement différentes les unes des autres", faisant savoir que certaines sont "plus graves que d’autres", tandis que les poli-arthrites rhumatoïde et les spondylarthrites en constituent les plus dominantes, suivies notamment de l’arthrose.

Beaucoup moins fréquents, les rhumatismes inflammatoires de l’enfant sont, particulièrement "intéressants à étudier", a ajouté le Pr Djoudi, relevant la "difficulté" d’une telle maladie autant pour le jeune sujet que pour sa famille, avant de conclure par souligner "l’importance" d’établir un Registre national reflétant la prévalence des maladies rhumatismales.

Le 15ème Congrès international de Rhumatologie, qui se poursuivra jusqu'au 1er février, se déclinera sous formes d’ateliers thématiques, de conférences et de présentations de travaux de recherche menés sous la houlette de la SAR, selon les organisateurs.

Les maladies rhumatismales, un "problème de santé publique"
  Publié le : jeudi, 30 janvier 2020 12:05     Catégorie : SANTE - SCIENCE - TECHNOLOGIE     Lu : 26 foi (s)   Partagez