Célébration de Yennayer à Aïn Defla : le public subjuguée par la troupe thafath

Publié le : vendredi, 12 janvier 2018 19:15   Lu : 486 fois

AIN DEFLA- La troupe de chants et de danses traditionnels thafath  (la lumière) venue de Tizi Ouzou a marqué de son empreinte, vendredi à Aïn Defla, la célébration de la fête de yennayer, subjuguant plus d’un en faisant étalage de qualités avérées dignes des grandes formations versées dans ce créneau.

Présentant à la maison de la culture Emir Abdelkader de la ville un tableau exhaustif se rapportant à la cérémonie de mariage en Kabylie, les éléments de cette troupe ont fait preuve de virtuosité, offrant à l’assistance qu’il les a longuement acclamés, un spectacle haut en couleurs.

"Même si je n’ai rien compris à ce qui se disait compte tenu du fait que je ne connais rien à la langue berbère, il n’en demeure pas moins que la mimique des membres de la troupe et leur entrain ne pouvaient que renseigner sur leur état d’esprit et étaient révélateurs sur le fait qu’ils voulaient transmettre un message", assure Slimane, visiblement fasciné par le spectacle auquel il venait d’assister.

"Ce spectacle nous a donné l’impression d’assister à un mariage en Kabylie sans que nous nous y rendions car tous les ingrédients y afférents (nourriture, habillement, ambiance) étaient présents dans la démonstration  donnée par cette troupe", relève ce quadragénaire qui, à l’occasion, était accompagné de ses trois enfants. Il a mis en exergue l’importance des échanges culturels dans la consolidation des liens entre les différentes régions du pays.

Pour le chef de délégation de la formation Thafath, Bensalma Anis, "cette formation s’emploie, là où elle passe, à montrer des facettes du patrimoine kabyle, pas uniquement dans le domaine du mariage mais dans nombre de coutumes caractérisant la société en Kabylie."

"En toute modestie, je dirais qu’il s’agit de nos passages à El Oued, Tamanrasset ou Djanet, les gens nous ont reçu à bras ouverts, nous exhortant de prolonger notre séjour au regard des prestations que nous y avions donné", soutient-t-il.

Le récital donné par la troupe Idhourar, venue de Khenchela, notamment ce qui a trait au genre "Rahaba" connue dans la région des Aurès, n’en a pas moins plu au public, le poussant à danser parfois de manière frénétique.

Cette "fureur" a, cependant, baissé d’un cran lorsque la troupe a interprété des chefs d’OEuvre de Aïssa Djermouni ou d'autres tubes à l’instar, notamment, de "Assamhiliya l’oumima" (pardonne-moi maman), une chanson révolutionnaire dont la naissance remonte à la guerre de libération nationale.

Une exposition mettant en exergue les aspects culinaire et vestimentaire amazighs a, notamment, été organisée à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh 2968  lors de la cérémonie organisée en présence des autorités civiles et militaires à leur tête le wali de Aïn Defla, Benyoucef Azziz.

La même occasion a donné également lieu à la présentation d’un reportage sur la région de Tachta (nord-ouest de la wilaya Aïn Defla) dont la population est d’expression berbère.

Des troupes venues de Tamanrsset et de AïnTemouchent ont également pris part aux festivités marquant le début du nouvel an amazigh, un pan du patrimoine du pays et un acquis pour tous les Algériens, ont-t-ils affirmé à l’unisson.

Célébration de Yennayer à Aïn Defla : le public subjuguée par la troupe thafath
  Publié le : vendredi, 12 janvier 2018 19:15     Catégorie : Régions     Lu : 486 foi (s)   Partagez