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jeudi, 20 avril 2017 16:07

Printemps amazigh: la recherche scientifique amazighe nécessite le déploiement de davantage de moyens

TIZI OUZOU- La recherche scientifique amazighe  nécessite le déploiement de davantage de moyens humains et matériels et  l’ouverture de nouveaux instituts à travers l’ensemble du territoire national, a recommandé jeudi lors d'une rencontre l’universitaire Saïd  Chemmakh.

"La recherche scientifique en faveur du développement de la langue  amazighe est actuellement à mi-chemin", a affirmé l’enseignant de tamazight  à l’université de Tizi Ouzou lors d’une table ronde organisée à la maison  de la culture Mouloud Mammeri à l’occasion de la célébration du 37ème anniversaire du printemps amazigh.

Tout en reconnaissant les avancées réalisées depuis l’ouverture des quatre  départements de langue et culture amazighes dans les wilayas d’Alger,  Bouira, Béjaïa et Batna, l’intervenant a relevé le manque de structures  destinées à la promotion de tamazight à travers les travaux de recherches, et le manque aussi de chercheurs et de personnels qualifiés capables  d’assumer convenablement cette tâche.

L’enseignement de tamazight a donné des "résultats encourageants" et ce  grâce à la formation des chercheurs, enseignants et écrivains depuis  l’ouverture du département de langue et culture amazighes à l’université de  Tizi Ouzou, a-t-il soutenu.

Tout en restant optimiste sur l’avenir de cette langue qui a arraché,  selon lui, beaucoup d’acquis depuis les évènements du 20 avril 1980, Saïd  Chemmakh a estimé que l’élargissement de la recherche à d’autres dialectes  de la langue amazighe nécessitent l’ouverture de nouveaux instituts, citant  l’exemple de Tamanrasset et de Ghardaïa.

Les chercheurs autochtones des régions parlant tamazight, a-t-il dit à ce  propos, sont les mieux placés pour étudier une langue dans tous ses aspects  dans le but de la préserver de la disparition et de la développer.

Le conférencier a évoqué, dans ce contexte, "les études de l’Atlas blidéen  non encore achevées par manque de chercheurs travaillant sur place, les  recherches sur le Chenoua qui ne sont toujours pas entamées et d’autres  dialectes amazighs parmi lesquels 14 sont en voie de disparition".

M. Chemmakh a estimé, par ailleurs, "très encourageant" le nombre de  thèses réalisées par les étudiants du département de langue et culture  amazighes au niveau de l’université Mouloud Mammeri.

"Toutefois l’encadrement pédagogique est insuffisant pour prendre en  charge la totalité des travaux de recherches proposés", a-t-il observé,  relevant un manque d’au moins neuf (09) docteurs d’Etat en tamazight pour  mener à bien tout élan de recherche mis en route par la masse estudiantine.

Ayant donné un aperçu historique sur la recherche scientifique sur la  langue amazighe depuis l’époque d'Ibn Khaldoun, en passant par l’ère  coloniale, Saïd Chemmakh a précisé que même si les travaux en question ont  été réalisés "à des fins coloniales, il n'en demeure pas moins qu'ils

constituent une référence pour les chercheurs qui oeuvrent aujourd’hui pour  la promotion de la langue amazighe".

 

 

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