Maroc/Hirak: Nasser Zefzafi évacué à l'hôpital lors de son procès (Avocat)

Publié le : mardi, 05 décembre 2017 19:09   Lu : 144 fois

RABAT - Le leader du mouvement de contestation "Hirak" dans le nord du Maroc, Nasser Zefzafi a été transporté d'urgence à l'hôpital mardi alors qu'il comparaissait devant la justice à Casablanca, a indiqué un de ses avocats.

Nasser Zefzafi comparaissait mardi matin avec 53 co-accusés devant la Cour d'appel de Casablanca quand il a dit "ressentir un malaise", a expliqué son avocat, Abdessadek El Bouchtaoui, cité par l'AFP.

Depuis mai, les autorités marocaines ont arrêté "des centaines de manifestants", dont des mineurs, pendant les manifestations et "au moins 410 sont actuellement détenus", selon Amnesty International qui demande la  libération de ces "prisonniers de conscience".

"Les autorités marocaines doivent libérer immédiatement et sans condition Nasser Zefzafi, le leader du mouvement de protestation, ainsi que le journaliste Hamid El Mahdaoui et tous les autres détenus dans le cadre des manifestations du Rif et pour avoir exercé pacifiquement leurs droits humains", a déclaré l’organisation des droits de l’Homme dans un communiqué.

L’ONG souligne que la répression contre ceux qui ont manifesté pacifiquement ou qui ont couvert des manifestations en ligne ces derniers mois a été "implacable", déplorant le maintien du leader du mouvement de  protestation, Nasser Zefzafi, en isolement pendant 176 jours.

Le journaliste Hamid El Mahdaoui a subi le même isolement pendant plusieurs semaines.

La directrice de la recherche en Afrique du Nord à Amnesty, Heba Morayef, a relevé que le tribunal de Casablanca a refusé la libération sous caution de 50 des 54 accusés dans les procès du Rif.

Elle souligne que Nasser Zefzafi et cinquante-trois autres personnes détenus dans le cadre du mouvement de protestation du Rif marocain, sont jugés actuellement pour des accusations "incompatibles" avec les obligations du Maroc en matière de droits de l'Homme.

"Les personnes accusées d'infractions à la sécurité de l'Etat pourraient, si elles étaient condamnées, faire face à 20 ans de prison. Certaines sont même accusées de tentative de meurtre et risquent d'être condamnées à  perpétuité", a averti Heba Morayef.

Le "Hirak" né en octobre 2016 dans le nord du royaume après qu’un poissonnier, Mohcine Fikri, ait été tué broyé par un camion à ordures alors qu’il essayait de récupérer son poisson confisqué par la police.

Maroc/Hirak: Nasser Zefzafi évacué à l'hôpital lors de son procès (Avocat)
  Publié le : mardi, 05 décembre 2017 19:09     Catégorie : Monde     Lu : 144 foi (s)   Partagez