Crise syrienne: progression de l'armée à Deir Ezzor, vers des zones de désescalade 

Publié le : dimanche, 17 septembre 2017 16:32   Lu : 54 fois
Crise syrienne: progression de l'armée à Deir Ezzor, vers des zones de désescalade 
APS PHOTOS © 2017

ALGER - Les forces armées syriennes poursuivaient  dimanche leur progression pour la libération de Deir Ezzor, aupravant aux  mains du groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique (EI/Daech)", avec la reprise de nouveaux quartiers Al Djafra, une banlieue de la ville dans  l'est de la Syrie, ainsi que Mariya et Hawija al-Mariya poussant de  nombreux terroristes à fuir, pendant que les principaux acteurs du conflit  se sont mis d'accord à Astana sur de nouveaux détails concernant les zones de désescalade en Syrie.

Depuis le début du mois, les forces syriennes cherchent à encercler les terroristes de "Daech" dans les quartiers sous son contrôle à Deir Ezzor,  dans le cadre de leur offensive pour reprendre la totalité de la ville.

Appuyées par l'aviation russe, les combats font rage à Deir Ezzor, et les  troupes syriennes ont réussi à briser le siège imposé depuis près de trois  ans par Daech aux deux enclaves et combattent les terroristes pour  progresser dans la ville après l'arrivée des renforts militaires lundi.

Dimanche, affaiblis par l'offensive des forces gouvernementales, de  nombreux terroristes ont fui dans le sud du gouvernorat de Deir Ezzor,  d'autres se sont retranchés dans la partie nord de la ville. 

Selon un communiqué de l'armée russe, 54 terroristes ont rendu les armes  dans la même région. "L'armée a atteint l'Euphrate, après avoir libéré "Mariya et Hawija  al-Mariya", a déclaré une source militaire.

 "Ils n'ont pas d'autre sortie à part traverser l'Euphrate vers la rive est  et fuir vers le désert ou vers al Boukamal et al Mayadin", ajoute-t-on. Des offensives sont en cours pour chasser Daech des villes de la vallée de  l'Euphrate qui restent sous son contrôle.

Al Mayadin et Al Boukamal se situent au sud-est de Deir Ezzor en aval de  l'Euphrate, en direction de l'Irak. Al Boukamal, situé à la frontière  irakienne, fait face à Al Kaïm en Irak, tenue aussi par Daech.

Aujourd'hui, 85% du territoire syrien a été libéré des milices armées  illégales. Des zones représentant environ 27.800 km² du territoire de la  république doivent encore être libérées avant la destruction totale de  l'organisation terroriste autoproclamée "Etat islamique" (Daech/EI).

 

Vers la mise en place de zones de désescalade en Syrie

Au moment où des progrès militaires sont enregistrés sur le terrain, les  émissaires du gouvernement et les rebelles syriens réunis à Astana se sont  dit proches d'un accord plus détaillé pour la mise en place de zones de  désescalade en Syrie, a indiqué jeudi dernier l'envoyé spécial du Kremlin pour la Syrie à l'issue du sixième round de négociations dans la capitale kazakhe.

"Nous sommes proches d'un accord sur les quatre zones de désescalade", a  déclaré Alexandre Lavrentiev.

 Lors des précédents rounds de négociations à Astana, il avait été décidé  de créer quatre zones de désescalade en Syrie dans les régions d'Idleb  (nord-ouest), de Homs (centre), dans la Ghouta orientale, près de Damas,  ainsi que dans le sud du pays, mais leurs contours doivent être encore définis.

 L'idée de créer ces zones de désescalade est née en mai dernier lorsque  les trois pays garants ont signé un protocole en ce sens lors de la  quatrième réunion sur la Syrie à Astana.

Le processus de paix d'Astana est parrainé par la Russie, l'Iran et la  Turquie. Il s'articule autour des questions militaires et techniques. Il se  déroule en parallèle à celui, politique, de Genève.

La Chine, les Emirats arabes unis, l'Egypte, l'Irak, le Liban et le  Kazakhstan pourraient ainsi être admis à y participer en tant  qu'observateurs et à se joindre aux pourparlers lors de la prochaine réunion en octobre, a précisé M. Lavrentiev.M. Lavrentiev a souligné que le socle du processus d'Astana reposait sur  le travail des trois pays garants -la Russie, l'Iran et la Turquie- chargés  de superviser et de garantir le cessez-le-feu dans les zones de désescalade  en Syrie.

 

 

Deir Ezzor reçoit son premier convoi d'aide humanitaire

Dans une ville assiégée et sous les bombes depuis plus de trois ans par le  groupe terroriste Daech, un premier convoi routier d'aide humanitaire a  accédé vendredi dernier dans la ville syrienne de Deir Ezzor, afin de venir  en aide à quelque 15.000 familles prises en otage.

Il s'agit du premier convoi terrestre de l'ONU transportant une aide  humanitaire à atteindre la ville de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie. 

Selon Jens Laerke, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires  humanitaires de l'ONU (OCHA), il s'agit de camions transportant des  "articles essentiels" comme de la farine, des aliments en conserve et des  articles liés à la santé maternelle. 

Environ 93.000 personnes sont assiégées depuis 2014 à Deir Ezzor, la  plus grande ville de l'est de la Syrie. L'aide qui leur avait apportée par  le passé n'avait été rendue possible que grâce à des largages aériens du  Programme alimentaire mondial (PAM) jusqu'à la semaine dernière, lorsque le  siège a été brisé et que l'accès à Deir Ezzor est devenu possible. 

Au total, l'ONU a réussi 309 largages d'aide sur Deir Ezzor durant le  siège, a précisé Jens Laerke.

 

Last modified on dimanche, 17 septembre 2017 18:44
Crise syrienne: progression de l'armée à Deir Ezzor, vers des zones de désescalade 
  Publié le : dimanche, 17 septembre 2017 16:32     Catégorie : Monde     Lu : 54 foi (s)   Partagez