Les prix mondiaux alimentaires devraient rester bas dans les 10 ans à venir  (FAO-OCDE)

Publié le : mercredi, 12 juillet 2017 15:17   Lu : 8 fois
Les prix mondiaux alimentaires devraient rester bas dans les 10 ans à venir  (FAO-OCDE)
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ALGER - Les prix mondiaux des produits alimentaires de base devraient se maintenir à un bas niveau tout au long de la décennie à venir, sous l'effet d'un tassement de la croissance de la demande dans plusieurs économies émergentes et d'un affaiblissement de l'impact des politiques bioénergétiques sur les marchés, selon un rapport publié par l'OCDE et la FAO publié sur le site web de la FAO.

La reconstitution des stocks de céréales, à hauteur de 230 millions de tonnes (Mt) au cours des dix dernières années, ajoutée à l'abondance des stocks de la plupart des autres produits de base, devrait également concourir à contenir la hausse des prix mondiaux, lesquels ont aujourd'hui pratiquement renoué avec les niveaux d'avant la crise des prix alimentaires  de 2007-08, ont indiqué les deux organisations.

Selon le rapport, la demande par habitant de produits alimentaires de base stagnera, sauf dans les pays les moins avancés.

L'insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes ses formes n'en demeureront pas moins un problème persistant à l'échelle mondiale, nécessitant une approche internationale coordonnée, constate le rapport.

La croissance de la production végétale résultera principalement de l'amélioration des rendements, laquelle contribuera à hauteur de 90 % à la hausse de la production de maïs, les 10 % restants étant à mettre au compte de l'accroissement des superficies, selon les projections.

Dans les secteurs de la viande et des produits laitiers, en revanche, la croissance de la production devrait reposer à la fois sur l'augmentation de la taille des troupeaux et sur une production par tête plus élevée.

La hausse de la production de lait s'accélérera par rapport à la précédente décennie, surtout en Inde et au Pakistan.

Dans le secteur du poisson, l'OCDE et la FAO prévoient que la croissance sera due pour l'essentiel à l'aquaculture et, de tous les produits examinés dans les Perspectives, le poisson d'élevage sera la source de protéines dont la production connaîtra la plus forte expansion.

Les échanges de produits agricoles, halieutiques et aquacoles devraient progresser environ deux fois moins vite qu'au cours des dix dernières années, à un rythme moyen inférieur à 2 % par an en volume pour la plupart des produits.

Toutefois, les échanges agricoles devraient mieux résister aux  ralentissements de l'économie que ceux d'autres produits.

Ainsi  les exportations devraient rester concentrées dans un petit nombre de pays producteurs pour presque tous les produits, ce qui risque de rendre les marchés mondiaux plus vulnérables aux chocs sur l'offre.

"Comme on l'a vu par le passé, des événements imprévus peuvent facilement faire dévier les marchés de ces grandes tendances, aussi est-il indispensable que les gouvernements continuent d'unir leurs efforts pour assurer la stabilité des marchés alimentaires mondiaux", préconisent l'OCDE et la FAO.

"Il est également important de penser à l'avenir en cherchant des réponses au défi majeur auxquels se trouvent confrontées l'agriculture et l'alimentation mondiales, à savoir assurer l'accès d'une population mondiale toujours plus nombreuse à une alimentation sûre, saine et nutritive, tout en utilisant les ressources naturelles de façon plus durable et en contribuant de façon efficace à l'atténuation du changement climatique", recommande les deux institutions.

"La lutte contre la malnutrition est plus complexe : elle passe par une alimentation diversifiée, saine et nutritive, produite de préférence avec une empreinte écologique moins prononcée",  préconise la même source.

Les prix mondiaux alimentaires devraient rester bas dans les 10 ans à venir  (FAO-OCDE)
  Publié le : mercredi, 12 juillet 2017 15:17     Catégorie : Monde     Lu : 8 foi (s)   Partagez