Algérie Presse Service

Taux de change actuels du Dinar Algérien |23/04/2017

USD 1$ in 108.22 in 114.83
EUR 1€ in 116.05 in 123.16
JPY 100¥ in 99.12 in 105.20
GBP in 138.71 in 147.22

 

 

SITES RÉGIONAUX

 
 
 
 

28/04/2017 11:17

  Suivez toute l’actualité sur :   facebook  Facebook   Twitter  Twitter   Youtube  Youtube  

Vous êtes ici : ACCUEIL»MONDE»Le spectre d'une guerre commerciale domine la réunion du FMI et de la BM à Washington
jeudi, 20 avril 2017 15:48

Le spectre d'une guerre commerciale domine la réunion du FMI et de la BM à Washington

WASHINGTON- Les réunions de printemps du FMI et du  Groupe de la Banque mondiale se sont ouverts jeudi à Washington sur fond  d’inquiétudes sur une possible guerre commerciale, alimentée par la montée  du protectionnisme aux Etats-Unis et en Europe.

Le prêteur en dernier ressort a relevé mardi ses prévisions de croissance  mondiale à 3,5% contre 3,4% prévu récemment mais a alerté sur les risques  considérables qui continuent d’assombrir les perspectives à moyen terme.

La reprise qui prend forme reste vulnérable aux risques des mesures  protectionnistes, qui entraînerait une guerre commerciale, met-il en garde. L’incertitude pèse sur la croissance: le repli sur soi prôné par la  nouvelle administration américaine pourrait freiner l’expansion économique mondiale et mettre à mal les relations commerciales internationales, a  relevé le FMI dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales. Les mesures économiques et commerciales prises par les Etats-Unis, plus  grand actionnaire des deux institutions de Bretton Woods, ont remis en  cause le principe de libre échange et du multilatéralisme, obligeant les  dirigeants du FMI à s’adapter avec une nouvelle ère économique.

Les Etats-Unis ne s’en cachent pas, leur secrétaire au Commerce, Wilbur  Ross a affirmé que son pays était engagé dans une guerre commerciale depuis  des décennies mais il est maintenant mobilisé à organiser ses troupes pour  contre-attaquer.

Le retrait des Etats-Unis du partenariat transpacifique, la renégociation  de l’accord de libre échange nord-américain ont été les premières actions  entreprises dans le cadre de cette mobilisation qui n’exclut pas aussi le  renforcement des barrières douanières.

 

==La Grèce et la monnaie chinoise s’invitent à la réunion==

 

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a demandé au FMI de  surveiller les pratiques chinoises en matière de taux de changes accusant  la Chine de maintenir la valeur de sa monnaie à la baisse afin de doper ses  exportations.

L’administration américaine est revenue vendredi sur ces accusations en  affirmant dans un rapport du Trésor américain qu’aucun grand partenaire des  Etats-Unis ne remplissait les critères définissant une manipulation des  taux de change mais n’a pas renoncé pour autant à examiner la question  minutieusement.

Selon la presse américaine, Mnuchin a focalisé durant plusieurs réunions  qu’il a tenues avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, sur  la question épineuse de la dévaluation de la monnaie chinoise.

Les doléances américaines devraient inciter le Fonds à mettre l’accent sur  les déséquilibres mondiaux en matière commerciale, ont indiqué de hauts  responsables du FMI.

La politique protectionniste de Donald Trump pourrait infliger, par  ailleurs, un sérieux coup à l’esprit de solidarité auquel le FMI appelle  pour venir en aide aux pays sévèrement affectés par la crise économique.

Après la crise financière de 2008, le FMI a opéré un tournant décisif dans  ses politiques financières en essayant de redéfinir son rôle dans  l’économie mondiale et en s’intéressant davantage aux questions des  inégalités économiques, du changement climatique et des laissés-pour-compte  de la mondialisation.

Mais l’arrivée de Donald Trump au pouvoir risque de provoquer des tensions  avec le prêteur de crise sur la prise en charge des pays lourdement  endettés. La dette grecque sera le premier test dans ce sens.

L’Union Européenne, notamment l’Allemagne, veut que le FMI s’implique dans  le dernier plan de sauvetage de la Grèce mais il n’est pas encore clair que  l’administration Trump donne son accord à une telle proposition.

Le FMI a affirmé mercredi qu’il n’allait pas participer au renflouement de  la Grèce que si sa dette est soutenable. Certains républicains s’attendent  déjà à ce que Washington bloque la participation du FMI à tout programme de  sauvetage de ce pays européen.

 

==L’augmentation du capital de la BM, un autre sujet de discorde==

 

Le programme expansif du président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim,  sera également au coeur du débat des réunions des institutions de Bretton  Woods. Toutefois l’augmentation du capital de la BM devant accompagner ce  programme fera certainement l’objet d’un échange de vues contradictoire.

Les Etats-Unis s’opposent à cette augmentation et annoncent déjà leur  intention de réduire les fonds versés au Groupe de la Banque mondiale et à  ses filiales chargées du développement régional.

Une opposition pareille mettrait à mal la BM qui fait face à une demande  de prêts grandissante notamment de la part des pays exportateurs de  matières premières, en difficulté financière.

Certains observateurs prédisent déjà que le débat sur ce sujet soit  suspendu lors de cette réunion en raison des grandes divergences pouvant  miner les discussions.

Washington a annoncé la couleur le mois dernier quand le sous secrétaire  au Trésor américain, chargé de la finance internationale, Adam Lerrick, a  appelé la BM à cesser de prêter aux pays à revenus moyen comme la Chine.

 

Lu: 189 fois
banner-aps