Les zones de conflits, des "laboratoires" pour les armes de l’Occident

Publié le : samedi, 15 avril 2017 11:47   Lu : 196 foi (s)

LONDRES- L’occident utilise les zones de conflits dans le  monde comme des "laboratoires" pour tester ses armes, a écrit le quotidien  britannique, The Guardian, samedi, au lendemain de l’utilisation de la plus  puissante bombe non-nucléaire par les Etats-Unis, en Afghanistan.

"Par le passé, les colonies au nord de l’Afrique, au Moyen Orient et au  Sud-Est de l’Asie, ont servi de laboratoire pour l’occident afin de tester  l’impact et l’efficacité de ses nouveaux jouets mortels, et ce n’est pas  différent aujourd’hui", a souligné le journal dans un article opinion.

L’auteur du texte note que même si "personne n’a de la sympathie" pour le  groupe terroriste autoproclamé Etat Islamique (EI/Daech), tout le monde  "trouve étrange   que les Etats-Unis larguent leur plus gigantesque bombe  non-nucléaire, la cible étant de détruire des tunnels souterrains.

L’explication, le journaliste, écrivain et professeur, Mustafa Bayoumi, la  trouve dans l’histoire qui "renseigne que l’Occident s’est toujours servi  de ses colonies comme laboratoire pour ses plus récentes et les pires de  ses armes de guerre ". Il est rappelé qu’en novembre 1911, la Libye, convoitée par l’Italie,  était le premier pays à subir un bombardement aérien.

En 1920, la Grande-Bretagne a occupé l'Irak, et pour faire face à la  révolte populaire, sa Royal Air Force a usé d’une nouvelle stratégie de  bombardements aériens.

L’article rappelle que l’ancien premier ministre britannique, Winston  Churchull, avait écrit en 1919 une note de service indiquant qu'il était  "fortement en faveur de l'utilisation des armes chimiques contre les tribus  non civilisées".

E, 1920, le maréchal de la "Royal Air Force", Hugh Trenchard, reconnu  aujourd’hui comme l'un des premiers défenseurs des bombardements  stratégiques, avait expérimenté les bombes à gaz sur "les indigènes ".

Les Etats-Unis ont utilisé leurs premières munitions à l'uranium appauvri  pendant la guerre du Golfe de 1991. Un total de 320 tonnes ont atterri en  Irak dans cette guerre, souligne le texte, qui précise que l'uranium  appauvri a une durée de vie de 4,5 milliards d' années.

Les résultats ont été "spectaculairement terrible à travers l'Irak, avec  des malformations congénitales et les taux de cancer très élevés dans tout  le pays" .Aujourd’hui encore, la guerre aérienne, a été "innovée", avec le prétexte  de lutter contre les peuples "non civilisés", est-il relevé.

L’exemple de la Syrie est cité, où les forces militaires étrangères  "testent de nouveaux missiles de croisière et des bombardiers à longue  portée".Outre la Syrie, la Libye, l' Irak et l’Afghanistan, "souffrent  terriblement du laboratoire de la mort et la destruction de l'Occident" qui  ont des conséquences ravageuses sur l’humanité et sur l’environnement.

Les bombes de cette ampleur (mère de toutes les bombes) constituent une  attaque, pas seulement contre l’humanité, mais aussi "contre toutes les  formes de vie", conclut l’article.

Le même quotidien a publié un autre article dans lequel, les bombardements  en Syrie, en Afghanistan ont été qualifiés d’"obsènes et inutiles".

Les zones de conflits, des "laboratoires" pour les armes de l’Occident
  Publié le : samedi, 15 avril 2017 11:47     Catégorie : Monde     Lu : 196 foi (s)   Partagez