Les dirigeants africains réaffirment leur engagement à tenir la Conférence de réconciliation inter-libyenne  

Publié le : jeudi, 12 mars 2020 17:23
Les dirigeants africains réaffirment leur engagement à tenir la Conférence de réconciliation inter-libyenne   

OYO (République du Congo)- Les dirigeants africains du groupe de contact de l'Union africaine (UA) sur la Libye ont réaffirmé, jeudi à Oyo, leur engagement à appliquer la feuille de route du groupe avec, pour objectif principal, la tenue de la Conférence de réconciliation inter-libyenne inclusive.

Le président de la République du Congo, président du comité de haut niveau de l'Union africaine (UA) sur la Libye, Denis Sassou Nguesso a souligné, à cet égard, la nécessité pour l'Afrique de "parler d'une seule voix", estimant que cette exigence constitue la "condition sine qua-none d'efficacité et de réussite de l'action africaine commune".

Selon le chef d'Etat congolais, "le défi pour l'Union africaine (UA) est d'organiser la conférence de réconciliation" nationale inter-libyenne inclusive.

Il a affirmé, à ce titre, la "conviction" de l'UA de garantir "une composition équitable" de la commission préparatoire de la conférence de réconciliation inter-libyenne.

"Chaque acteur concerné, y compris les chefs des tribus et des villes, les femmes et les jeunes, doit se reconnaître dans cet organe, levier incontestable de la renaissance libyenne", a-t-il estimé.

Le président du comité de haut niveau de l'UA sur la Libye a mis l'accent sur l'importance de compter sur le soutien des Nations unies qui constitue, a-t-il poursuivi, "un appui essentiel dans la réalisation des missions assignées au comité".

Il s'est félicité, dans ce contexte, de "la convergence de vue récemment affichée par les Nations unies et l'UA", soulignant que celle-ci "augure d'une synergie d'action de plus en plus étroite entre les deux institutions".

De son côté, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, président en exercice de l'UA, a appelé à un cessez-le-feu en Libye qui "doit être observé immédiatement", soulignant la nécessité impérieuse de faire respecter l'embargo des Nations unies sur les armes en Libye.

Le président sud-africain a réitéré l'appel de l'UA à un dialogue inclusif entre les parties au conflit en Libye, soulignant l'urgence de mener ce dialogue pour parvenir à une solution durable à la crise qui secoue le pays.

Il a soutenu, à l'occasion, que "les problèmes africains ne peuvent être réglés que par les Africains eux-mêmes", soulignant la nécessité pour l'UA et les Nations unies de mutualiser leurs efforts pour parvenir à une "solution politique" à la crise en Libye.

Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat a estimé, quant à lui, que l'Afrique a "une opportunité historique" de contribuer au règlement du conflit en Libye.

Pour sa part, le président de la République du Tchad, Idris Deby Itno a jugé "urgent" que l'UA et les Nations unies se mettent en première ligne dans la quête d'une solution globale, durable et définitive à la crise libyenne.

"Je crois fermement que l'Afrique à un rôle majeur à jouer dans cette situation extrêmement difficile que traverse la Libye", a-t-il affirmé,

appelant les membres du groupe de contact de l'UA sur la Libye à "explorer aux mieux les approches nécessaires d'un dialogue inter-libyen dans les meilleurs délais".

Le président tchadien s'est dit, à ce propos, "convaincu" que "la solution à la crise libyenne est politique et non militaire", qualifiant la conférence de réconciliation inter-libyenne d' "étape cruciale" pour doter la Libye de nouvelles institutions politiques légitimes.

Il a souligné également l'urgence de mettre un terme à toutes les ingérences extérieures en Libye par la mise en place d'un mécanisme "efficace" de surveillance pour faire respecter les engagements pris lors de la Conférence de Berlin.

Le groupe de contact de l'Union africaine (UA) sur la Libye tient, jeudi à Oyo, sa première réunion consacrée à l'examen de la situation en Libye et à la préparation de la conférence de réconciliation nationale inter-libyenne inclusive visant à mettre un terme à la crise dans ce pays.

 

Les dirigeants africains réaffirment leur engagement à tenir la Conférence de réconciliation inter-libyenne  
  Publié le : jeudi, 12 mars 2020 17:23     Catégorie : Monde     Lu : 140 foi (s)   Partagez