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28/04/2017 11:18

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L’incertitude pèse sur les relations américano-cubaines après le décès de Castro

WASHINGTON - La normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba engagée en 2014, entamera une nouvelle période d’incertitudes avec l’arrivée à la Maison Blanche du président élu Donald Trump, un partisan de la révision de l’accord de rapprochement historique entre les deux pays.

Le décès vendredi du leader cubain, Fidel Castro, marquera une nouvelle étape d’incertitudes après le dégel des relations entre Washington et La Havane, relève samedi plusieurs observateurs américains.

Le président élu a souvent critiqué l’accord de rapprochement conclu entre l’administration Obama et le gouvernement cubain mais il ne s’est pas pour autant opposé au rétablissement des relations après plus de 50 ans d’hostilité.

En octobre, juste avant son élection, Trump a qualifié l’accord de "très faible" dans un entretien à CBS, en promettant de le renégocier une fois élu.

Le réchauffement des relations entre les deux pays n’a pas l’unanimité aux Etats-Unis, en particulier dans le camp des républicains qui a estimé qu’Obama a offert une victoire politique majeure à Cuba sans rien en obtenir en contrepartie.

"C’est un moment très délicat dans les relations américano-cubaines", a commenté l’analyste Peter Kornbluh sur CNN, juste après l’annonce du décès de l’ancien président cubain.

"Les Cubains, comme beaucoup d'autres pays dans le monde, ne savent pas vraiment à quoi s'attendre et ont de grandes craintes au sujet (…) de l’administration de Donald Trump".

"Nous pourrons facilement faire l'objet de grandes tensions si les Cubains perçoivent que l’administration Trump essaye de tirer profit de ce qu'ils pensent être une instabilité après le décès de Fidel Castro", met-il en garde.

Le gouvernement américain doit avoir "une approche plus rationnelle et tout le monde comprendra que le décès de Castro ne va pas vraiment changer la relation entre les Etats-Unis et Cuba", a-t-il dit.

Les relations pourraient s’envenimer à nouveau si Trump annule l’accord d’Obama, a prévenu, de son côté Glenn Garvin, commentateur à CNN.

Les craintes sur une éventuelle annulation de l’accord sont motivées par le fait qu’Obama a recouru, devant le refus des républicains, à son pouvoir réglementaire pour imposer ce rapprochement ce qui va faciliter son annulation.

"Toutes les concessions que Barack Obama a accordé au (gouvernement) Castro ont été faites par décret exécutif, ce qui signifie que le prochain président peut les annuler, et c’est ce que je ferai à moins qu’il réponde à nos revendications", avait déclaré Trump lors de sa campagne électorale.

Le vice-président élu, Mike Pence, a réaffirmé cette position en avançant que Trump allait annuler tous les ordres exécutifs d’Obama sur Cuba si La Havane refuse de satisfaire les exigences américaines.

Trump a également laissé entendre qu’il pourrait ne pas nommer d’ambassadeur à Cuba.

Mais le président élu "semble oublier que Washington a conclu plusieurs accords et non pas un seul accord avec la Havane", rendant leur annulation difficile, a précisé Robert Muse, avocat spécialisé dans le droit commercial au Quotidien New York Times.

Encore faut-il souligner que l’annulation de quelques dispositions de ces accords allant du publipostage jusqu’au déversement de pétrole, aura des incidences financières importantes qui doivent être assumées par le gouvernement américain, a expliqué ce juriste.

Par ailleurs, l’un des grands dossiers qui pourrait peser sur les relations futures entre les deux pays sous la présidence de Trump concerne l’immigration clandestine, a indiqué Phil Peters, un consultant des entreprises américaines qui cherchent à opérer à Cuba.

Des dizaines de milliers de cubains émigrent chaque année vers les Etats-Unis où ils sont autorisés à s’y installer. La nouvelle administration américaine pourrait envisager des moyens pour réduire ces flux d’immigrés.