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28/04/2017 11:15

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Amnesty International demande le retrait des accusations non fondées contre un défenseur palestinien des droits de l'homme

LONDRES - Amnesty International (AI), a exhorté mardi, les autorités d'occupation israéliennes à retirer leurs accusations "infondées" contre un Palestinien, défenseur pacifiste des droits de l’Homme, Issa Amro, dont le procès est prévu mercredi.

Dans un communiqué de presse, AI a soutenu que les autorités d'occupation israéliennes doivent abandonner toutes les charges portées contre le défenseur palestinien des droits de l'homme, Issa Amro, qui risque la prison pour son activisme pacifique internationalement reconnu, contre les colonies illégales israéliennes dans la ville d'El-Khalil.

Il avait été arrêté le 29 février pour de nombreuses accusations, notamment d’avoir organisé une manifestation "illégale", ce qu’il dément. Issa Amro avait été remis en liberté le 1er mars, mais risque la prison, note Amnesty qui a exprimé ses inquiétudes quant aux accusations qui "ne reposent sur aucune enquête sérieuse".

Le 21 septembre, plusieurs ONG ont envoyé une lettre conjointe au haut-commissariat de l’ONU des droits de l’Homme à propos du procès et du risque d’emprisonnement.

Amnesty est convaincue que les charges contre Issa Amro ont pour objectif d’"étouffer la voix d’un défenseur des droits de l’Homme".

"Dans leur détermination à le faire taire et à étouffer son action en matière des droits de l'homme, les autorités israéliennes ont apparemment même rouvert un dossier fermé. S'il est condamné, nous considérons Issa Amro comme un prisonnier d'opinion", a déclaré la directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord d’Amnesty, Magdalena Mughrabi.

Elle a relevé que les autorités d'occupation israéliennes "doivent non seulement enquêter sur les allégations contre l’accusé, mais également sur les agressions physiques et verbales que les colons, l'armée et la police ont infligé à Issa Amro", défenseur non violent contre les colonies illégales et les restrictions discriminatoires imposés aux Palestiniens.

Mughrabi affirme encore que toute personne qui lutte pour les droits de l'Homme "devrait être protégée, non agressée et harcelée".

Elle a souligné que certaines accusations contre Issa Amro remontent à 2010. Elles vont de "insulter un soldat" à un "assaut".

L'un des chefs d'accusation fait référence à un incident dans une manifestation qui a eu lieu le 20 mars 2013 après l'arrestation d'Issa Amro et qui n'était donc pas présent, affirme AI.

Elle soutient également que le cas d’Issa Amro est "emblématique du climat d'hostilité croissante envers les activistes qui protestent contre les colonies israéliennes bâties sur les terres palestiniennes et qui sont illégales en vertu du droit international".

"Nous croyons qu'il est soumis à un procès uniquement pour l'exercice pacifique de ses droits à la liberté d'expression et de réunion. Emprisonner Issa Amro serait une parodie de la justice et une mise sous silence d’une autre voix qui milite pacifiquement dans les Territoires palestiniens occupés".