Algérie Presse Service

Taux de change actuels du Dinar Algérien |23/04/2017

USD 1$ in 108.22 in 114.83
EUR 1€ in 116.05 in 123.16
JPY 100¥ in 99.12 in 105.20
GBP in 138.71 in 147.22

 

 

SITES RÉGIONAUX

 
 
 
 

28/04/2017 11:15

  Suivez toute l’actualité sur :   facebook  Facebook   Twitter  Twitter   Youtube  Youtube  

Les catastrophes naturelles causent des pertes annuelles de 520 mds de dollars

WASHINGTON - Les catastrophes naturelles causent des pertes annuelles de 520 milliards de dollars  et plongent près de 26 millions d’individus dans la pauvreté, indique un nouveau rapport de la Banque mondiale, publié lundi.

"L’impact sur le bien-être se chiffrerait à 520 milliards de dollars par an en termes de pertes de consommation, ce qui correspond à des estimations jusqu’à 60% supérieures aux autres estimations disponibles", selon ce rapport de la BM élaboré en collaboration avec la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR).

"Les chocs climatiques extrêmes risquent d’effacer toutes les avancées obtenues contre la pauvreté depuis des décennies", met en garde Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale.

Les tempêtes, les inondations et les sécheresses ont des conséquences humaines et économiques terribles, qui touchent souvent de manière disproportionnée les plus pauvres.

Le rapport révèle que "l’impact économique et humain des événements climatiques extrêmes est nettement plus dévastateur pour les pauvres qu’on ne le pensait jusqu’ici".

Dans la totalité des 117 pays étudiés, l’impact des catastrophes naturelles sur le bien-être en termes de pertes de consommation est supérieur aux pertes d’actifs.

L’étude plaide pour l’adoption urgente de politiques en mesure de protéger les plus vulnérables face aux répercussions du changement climatique.

Le rapport s’appuie sur une nouvelle technique de mesure des dommages provoqués par les catastrophes naturelles qui intègre la charge disproportionnée de ces événements sur les pauvres.

Le cyclone Nargis, qui s’est abattu sur le Myanmar en 2008, a ainsi contraint la moitié des agriculteurs pauvres birmans à vendre leurs actifs, y compris leurs terres, pour alléger le fardeau des dettes contractées après cette catastrophe.

Pour la première fois, le rapport évalue les retombées positives des actions visant à renforcer la résilience à l’instar des systèmes d’alerte précoce, et d’amélioration de l’accès aux services bancaires qui pourraient permettre de mieux surmonter un choc.

La BM cite également les politiques d’assurance et les dispositifs de protection sociale.

Ensemble, ces mesures pourraient réduire l’impact global des catastrophes sur le bien-être de 20% par an, soit un milliard de dollars.

"Avec le changement climatique, le nombre de chocs imprévus augmente", souligne Stéphane Hallegatte, économiste principal pour la GFDRR, qui a supervisé la préparation du rapport.

"Les pauvres doivent bénéficier d’une protection sociale et financière contre les catastrophes inévitables. Grâce à des politiques de gestion du risque éprouvées, nous pouvons éviter à des millions d’individus de basculer dans la pauvreté".

Le rapport rend compte également de la montée en puissance des initiatives de renforcement de la résilience.

Au Kenya par exemple, le système de protection sociale a fourni des ressources additionnelles aux agriculteurs vulnérables bien avant la sécheresse de 2015, leur permettant de se préparer et d’atténuer l’impact de cette catastrophe.

Au Pakistan, après un nombre record d’inondations en 2010, le gouvernement a mis en place un programme de décaissement rapide d’aides financières en appui aux efforts de reconstruction des habitations, évitant à bon nombre d’entre eux de sombrer dans la pauvreté.