Ramadhan : Omari rassure sur la disponibilité des produits et la stabilité des prix

Publié le : lundi, 29 avril 2019 19:33
Ramadhan : Omari rassure sur la disponibilité des produits et la stabilité des prix

ALGER  - Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, a assuré lundi à Alger que son département travaillera en étroite collaboration avec le ministère du Commerce pour assurer la disponibilité des produits agricoles durant le mois de Ramadhan ainsi que la stabilité des prix.

"Nous allons travailler avec les services du ministère du Commerce afin de garantir l’abondance des produits agricoles, notamment les viandes rouges et blanches sur le marché tout en empêchant la flambée des prix durant ce mois sacré ", a affirmé M. Omari en marge d’une rencontre avec les responsables des inspections vétérinaires des 48 wilayas et les représentants des laboratoires de contrôle sanitaire.

Le ministre a évoqué les mesures prises par son département lors de ses précédentes rencontres avec des représentants des Conseils interprofessionnels des filières de viande rouge et blanche, afin d’assurer l’approvisionnement du marché par une production suffisante qui sera "complétée" par les importations.

A ce propos, il a rappelé les dispositions du gouvernement pour faciliter l’approvisionnement du marché en produits agricoles durant le mois sacré, à travers la suppression de la liste des produits soumis au Droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) certains produits dont les viandes bovines fraîches et réfrigérées.

Concernant le contrôle sanitaire des produits, le ministre a assuré que les vétérinaires interviennent tout au long de l’année à tous les niveaux : les zones d’élevage, les abattoirs, les chaines de froids et même au niveau des points de la commercialisation.


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Il a également souligné la présence active des brigades mixtes de commerce et d’inspecteurs vétérinaires pour effectuer le contrôle.

Par ailleurs, il a souligné l’impératif d’appuyer cette corporation en la dotant des moyens nécessaires afin de lui permettre de travailler dans des conditions adéquates.

"Nous devons soutenir le travail des inspecteurs vétérinaires en leur offrant tout les moyens nécessaires techniques et sécuritaires leur permettant d’assurer leur mission de protection du marché national notamment au niveau des frontières", a-t-il plaidé.

Le ministre a également insisté sur le rôle "incontournable" des vétérinaires dans la promotion des exportations à travers les facilitations à l’export des produits nationaux d’origine animale.

Sur le marché national, il a incité la corporation à accompagner les opérations d’investissement dans le secteur agricole. Mais également les petits éleveurs des zones rurales reculées qui ont besoin d’être encadrés. "D’autant que l’agriculture et l’élevage constituent leur seule ressource pour subvenir aux besoins de leur familles" a-t-il soutenu.

De son coté, le docteur Mohamed Slama de l’inspection vétérinaire de Médéa a relevé le manque "cruel" d’effectifs qui s’accentue depuis ces dernières années. .

"Les recrutements sont gelés depuis 2014 et les départs massifs en retraite n’ont pas été remplacés ", a-t-il déploré.


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Il a cité l’exemple de la wilaya de Médéa qui compte 19 Daïra et 65 communes et ne dispose que de 41 vétérinaires opérationnels.

"Ces fonctionnaires assurent à la fois le contrôle de la santé animale au niveau des zones d’élevages, exerce au niveau des bureaux d’hygiène, aux abattoirs et au niveau des laiteries", a-t-il fait savoir.

Pour sa part le Directeur des services vétérinaires (DSV) au ministère de l’Agriculture, El Hachemi Karim Kaddour, a rassuré quant à la qualité de la viande importée de l’étranger.

Interrogé par la presse à ce sujet, il a répondu que l’importation des viandes est soumise à une certification au préalable dans laquelle les deux parties s’entendent sur les conditions de commercialisation.

"Le produit est accompagné de certificat d’analyse et de l’historique de l’animal qui arrive au port d’Algérie et qui sera soumis systématiquement au contrôle vétérinaire poste frontalier avant son admission sur le territoire national ", a-t-il expliqué.

Quant aux origines de cette viande, il a précisé qu'elle provient principalement d’Espagne, de  France, de l’Inde et du Brésil.

"Ces viandes importées sont accompagnées par des certificats Hallal délivrés par les autorités accréditées par le ministère des Affaires religieuses", a-t-il précisé.

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  Publié le : lundi, 29 avril 2019 19:33     Catégorie : Economie     Lu : 11 foi (s)   Partagez