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Réduction des émissions de gaz à effet de serre: plusieurs efforts engagés par l'Algérie

Publié le : mercredi, 07 février 2018 18:56   Lu : 283 fois
Réduction des émissions de gaz à effet de serre: plusieurs efforts engagés par l'Algérie

ALGER- L'Algérie a engagé plusieurs efforts pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, considérées comme le  premier facteur du réchauffement climatique, ont indiqué plusieurs experts  lors d'une journée scientifique organisée par l'Association algérienne de l'industrie du gaz (AIG).

A cet effet, le conseiller du P-dg de Sonatrach, Fethi Arabi, a rappelé  que l'Algérie avait anticipé les conséquences de la surindustrialisation et  de la surconsommation énergétique en engageant des actions préventives dès  les années 1970.

La compagnie Sonatrach avait déjà, à cette époque, entamé la récupération  des gaz torchés de ses installations de production d'hydrocarbures, a-t-il  précisé.

A ce propos, il a relevé que grâce à ces actions de préservation de  l'environnement dans le cadre d'un développement durable, l'Algérie avait  reçu en 2012 le prix du Global Gas Flaring Reduction, organisme relevant de  la Banque mondiale, en récompense des efforts et des moyens consentis par  Sonatrach en faveur de la réduction des gaz torchés pour la protection de  l’environnement.


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En effet, plus d’une trentaine de projets de Sonatrach ont largement  contribué à la réduction effective des émissions des gaz à effet de serre,  parmi lesquels figure celui de la séquestration du CO2 d’In Salah, premier  du genre en on-shore, qui a conduit à la récupération de plusieurs centaines  de milliards de m3 de gaz associés et à l’élimination tangible du torchage  avec un taux qui est passé de 78,6% en 1973 à 9,7% en 2010.

Parmi les actions de prévention menées par Sonatrach, M. Arabi a également  cité l'implantation du système de management de l'énergie dans les  différents segments de l'activité de la compagnie (aval, amont et  transport).

Il a, dans ce sens, rappelé qu'une convention-cadre a été signée en juin  2017 entre l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de  l’utilisation de l’énergie (APRUE) et Sonatrach pour accompagner ses  services dans le domaine de l'audit énergétique.

En vertu de cet accord, l'APRUE a formé 113 ingénieurs de Sonatrach pour  devenir des auditeurs dans le domaine de l'énergie.


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M.Arabi a indiqué que la transition énergétique demeurait au centre des efforts de cette compagnie nationale des hydrocarbures pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre par l'utilisation de sources  énergétiques moins polluantes ou propres comme le gaz naturel et le  solaire.

Il a, à ce propos, rappelé les projets pilotes engagés par Sonatrach et  ses partenaires Total et ENI pour la production d'énergie solaire.

 

Efficacité énergétique: Une feuille de route pour plus de visibilité

 

De son côté, le directeur général de l'APRUE, Mohamed Salah Bouzeriba, a  affirmé que la future mouture du cadre juridique régissant l'efficacité  énergétique comportera un dispositif obligeant l'application des  recommandations émises par les audits énergétiques faute de payer amende.

Il a, en outre, relevé que l'Algérie disposait d'une "feuille de route"  lui offrant de la visibilité en matière de réduction de gaz à effet de  serre et de transition énergétique jusqu'à 2030.

Cette "feuille de route", a-t-il expliqué, s'articule autour de trois secteurs essentiels considérés comme énergivores.


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Il s'agit du bâtiment (construire des maisons conformes aux règles de  l'efficience énergétique), du transport (généralisation de l'utilisation du  GPL) et de l'industrie (utilisation d'électricité provenant du solaire et  rationalisation de la consommation énergétique).

Concernant le secteur du transport, il a annoncé que l'Algérie visait la  dotation d'un (1) million de véhicules de système GPL/carburants (GPL/c)  à  l'horizon 2030, 500.000 véhicules en 2021 et de 100.000 véhicules en 2018.

Les 500.000 véhicules à convertir au GPL/c permettent un gain de  consommation de l'essence de 1,82 million de tonnes sur la période  2018-2021. M.Bouzeriba a, par ailleurs, souligné que la création d'un marché local d'énergies renouvelables nécessitait le développement d'une industrie nationale capable de produire localement les équipements nécessaires à  cette activité.

A ce propos, il a préconisé que l'Algérie ne devrait pas compter   uniquement sur les pays développés pour bénéficier du transfert de savoir-faire mais est appelée également à développer sa propre recherche  scientifique pour l'acquisition des technologies utilisées dans la production d'énergies propres.

L'Etat, a-t-il ajouté, se doit également d'accompagner les opérateurs  désireux investir dans l'industrie des énergies renouvelables.

Pour sa part, la représentante du ministère des Affaires étrangères,  Ghalia Benziouch, a rappelé que l'Algérie avait ratifié l'ensemble des  accords internationaux visant la réduction de l'émission des gaz à effet de  serre et la lutte contre le réchauffement climatique.

Elle a, dans ce contexte, cité la ratification de l'Algérie en 2015 de  l'Accord de Paris sur le climat (COP21) dans le but de contribuer à réduire  la hausse de la température mondiale, par rapport à la période  préindustrielle, de 2 degrés Celsius à la fin du siècle.

La ratification du COP21 permet à l'Algérie de prendre part à une  dynamique internationale pour la transition énergétique et la protection du  climat, a-t-elle ajouté.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre: plusieurs efforts engagés par l'Algérie
  Publié le : mercredi, 07 février 2018 18:56     Catégorie : Economie     Lu : 283 foi (s)   Partagez