Une mondialisation non équitable a conduit à un rejet de l’ouverture (OCDE)

Publié le : mardi, 30 mai 2017 11:54   Lu : 15 fois

PARIS - La non réussite de la mondialisation à instaurer des règles de jeu équitables dans le commerce, l’investissement et la conduite des entreprises a contribué dans de nombreux pays à un rejet de l’ouverture, a estimé mardi l’OCDE dans un nouveau rapport.

Pour l’Organisation de la coopération et du développement économiques, institution basée à Paris, cette situation a également conduit à un effritement de la confiance dans les institutions publiques, préconisant en contrepartie l’intensification de la coopération internationale et l’amélioration du fonctionnement des marchés mondiaux.

Ce n’est qu’en intensifiant la coopération internationale, en améliorant le fonctionnement des marchés mondiaux, des entreprises et des institutions, et en veillant à ce que tous jouent selon les mêmes règles du jeu, que la croissance de la productivité pourra être restaurée, la formation de surcapacités évitée et la confiance du public raffermie, explique le rapport intitulé Perspectives 2017 sur l’entreprise et la finance de l’OCDE.

Les rédacteurs du document pensent que pour renforcer la gouvernance mondiale et la coopération internationale concernant les entreprises et la finance, il est  impératif d’instaurer des règles du jeu qui soient à la fois équitables et ressenties comme telles par tous.

Le rejet de la mondialisation s’est amplifié dans de nombreux pays. Trop peu a été fait pour aider davantage de citoyens à faire face aux conséquences, étroitement liées entre elles, des échanges, des investissements directs étrangers et des mutations technologiques, a déclaré mardi le secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurria, lors du lancement du rapport, appelant toutes les nations à coopérer ensemble  afin, a-t-il dit, de  garantir des règles du jeu équitables s’agissant des échanges, de l’investissement et de la conduite des entreprises pour mieux s’attaquer aux écueils de la mondialisation, tout en préservant les bienfaits de l’ouverture économique.

Il a estimé que cette coopération permettra à la croissance d’être inclusive et durable et une mondialisation profitable à tous.

Le rapport de l’OCDE indique par ailleurs qu’au sujet des entreprises publiques, le pourcentage est passé de 9,8 % à près de 23 % ces dernières années, dans le palmarès Fortune Global 500. 

Il préconise à cet effet que leur gouvernance et leur actionnariat soient conformes aux meilleures pratiques en vigueur et empêchent soutiens et subventions publics qui faussent la concurrence.

Sur un autre plan, il fait constater que les pratiques de collusion, exercées par l’entremise d’ententes internationales, renchérissent les prix des biens et services pour les consommateurs, en particulier pour les ménages à bas revenu, indiquant que 240 ententes internationales, représentant un chiffre d’affaires de 7.500 milliards de dollars, ont été mises au jour et les entreprises reconnues coupables condamnées à des amendes.

En outre, l’OCDE appelle à une mise en œuvre plus rigoureuse des législations relatives à la lutte contre la corruption pour  améliorer les effets perçus de la mondialisation sur l’économie mondiale.

Une mondialisation non équitable a conduit à un rejet de l’ouverture (OCDE)
  Publié le : mardi, 30 mai 2017 11:54     Catégorie : Economie     Lu : 15 foi (s)   Partagez