ALGER - Une exposition collective d'art pictural, proposant des œuvres sur différents supports inspirés du paysage urbain et des matériaux de construction les plus visibles à Alger, a été inaugurée mardi à l'espace d'art "Les ateliers sauvages" à Alger. Cinq artistes algériens, entre vidéastes et plasticiens, exposent le rendu d'une résidence de création encadrée par l'artiste peintre franco-grèque Alexandra Roussopoulos qui a travaillé avec Fella Tamzali, Sofiane Zouggar, Hichem Marrouche, Adel Bentousi et Djamel Agagnia. Sofiane Zouggar propose une projection, sur des volumes en relief réalisés à même les murs de l'espace "Les ateliers sauvages", de fragments de photographies prises dans la capitale et assemblée pour produire une œuvre cubique à partir d'éclats de carrelage. Le béton est également exploré par les artistes qui ont réaménagé les lieux pour mettre en valeur le béton brut alors que Djamel Agagnia expose une série de clichés de gros blocs de béton réalisés sur la côte algéroise. Une sculpture grandeur nature, réalisée par l'ensemble des participants, reconstitue un bloc de béton identique à ceux utilisés pour la réalisation des jetées et des brises vagues. Le mouvement du tissu représente également un élément central dans les travaux de dessin de Fella Tamzali qui tente dans ces œuvres de restituer cette notion de mouvement sur papier alors que Adel Bentousi explore le tissu dans une vidéo artistique. Dans une courte vidéo, Hichem Marrouche retrace toutes les étapes de la résidence de création ainsi que les changements opérés par ces artistes sur la structure même de l'espace "Les ateliers sauvages". Plusieurs œuvres réalisées par des étudiants en art lors d'un workshop animé par la plasticienne Kheira Slimani sont également exposés ainsi que des costumes de théâtre confectionnés lors d'une résidence encadrée par l'écrivaine française Véronique Beucler en vue d'une représentation théâtrale à Alger. 
MASCARA - La pièce théâtrale "Hares el ma" (gardien d’eau) produite par l’association des lettres et arts de Mascara a été présentée en avant-première, mardi à la maison de la culture "Abi Ras Ennaciri" de Mascara. Cette œuvre théâtrale de 50 minutes aborde la problématique de l’eau et l’importance d’éducation des générations quant à sa préservation, à travers l'histoire de trois élèves turbulents qui tentent d'endommager la conduite principale d’alimentation de leur village en eau potable. Un vieillard fictif (gardien d’eau) les emporte dans un monde virtuel de prairies et de forêts pour leur montrer la valeur l’eau et leur inculquer le devoir de la préserver. Un public nombreux composé d’élèves a assisté à cette générale produite en collaboration avec le Théâtre régional de Mascara. Ecrite par Mohamed Soltani et mise en scène par Benyahia Mohamed, cette pièce est jouée par quatre jeunes comédiens. La scénographie est assurée par Noureddine baatouche et la musique par Mourad Berzini. Le directeur du Théâtre régional de Mascara, Ahmed Khoussa a souligné, en marge de cette représentation, que le TRM a contribué à la réalisation de cette pièce par son soutien technique et artistique en application de la politique du ministère de la Culture en matière de soutien des coopératives et troupes théâtrales. Il a ajouté que cette pièce est la deuxième production de cette association culturelle avec la collaboration du TR de Mascara.
MOSTAGANEM - La semaine culturelle théâtrale de la ville de Constantine a débuté mardi au Théâtre régional de Mostaganem "Si Djillali Benadelhalim", dans le cadre de la manifestation "Mostaganem, capitale du théâtre". La cérémonie d’ouverture de cette semaine culturelle, qui se poursuit jusqu’au 8 avril, a été marquée par l’organisation d’une exposition sur l’histoire du théâtre dans la "ville des Ponts suspendus", comportant des photos d'£uvres théâtrales, des décors, des accessoires et des habits utilisés. Une photo de la vieille troupe théâtrale "El Mezhar" de Constantine fondée en 1949 y figure. Un espace est réservé aux photos de comédiens, de metteurs en scène et dramaturges natifs de Constantine dont Abdelhamid Khiati, Fatima Halilou, Noureddine Choukri, Djamel et Hakim Dekkar, Hellal Antar, Hassan Benzerari, Atika Blazma et Alaoua Zermani, qui ont laissé leurs empreintes dans diverses pièces théâtrales. La pièce "Birat Khraib", produite par le Théâtre régional de Constantine (2017) en collaboration avec la coopérative culturelle "El Massil", est programmée pour cette soirée de mardi. Adaptée du texte "Rihlet elf meil" (Voyage de mille miles) par Badr Hamdani et interprétée par Hassan Boulekhrouf et Djamel Mezouari, cette oeuvre traite de la vie de deux personnages "Kaptan" et "Arbid" qui décidèrent de voyager à bord d’un navire à la recherche de l'objectif escompté et qui se trouvèrent à leur place. Un conflit s'y produisit et finit par le chavirement du navire. La semaine culturelle théâtrale de Constantine se poursuivra par la programmation d’un monologue intitulé "Khadimoukoum Sabeur" (Votre serviteur Sabeur), un atelier d’écriture et une conférence sur l’histoire du théâtre de Constantine. Le programme de la manifestation "Mostaganem, capitale du théâtre", organisée une année durant, prévoit de nombreuses activités avec la participation de plusieurs wilayas dont des représentations théâtrales pour adultes et pour enfants, des conférences, des colloques nationaux et internationaux, des…
CONSTANTINE - L’ouverture des portes du théâtre aux jeunes talents et aux diverses initiatives contribue à la promotion du 4ème art en Algérie, a déclaré lundi à Constantine le metteur en, Amar Simoud. S’exprimant en marge d’un rencontre culturelle ayant pour titre ‘‘ récit et théâtre ‘‘, organisée à la salle de conférence du palais de la culture Mohamed Laid Al Khalifa de Constantine, M. Simoud a estimé que le théâtre algérien, qui a vécu son âge d’or au cours des années quatre- vingt pour connaitre par la suite un passage à vide durant la décennie noir, a su aujourd’hui se réconcilier avec son public grâce à la conjugaison des efforts des responsables du secteur de la culture et plus particulièrement de ceux du quatrième art. Il a néanmoins déploré le nombre insuffisant de dramaturges ayant une formation académique pour l’écriture théâtrale, et cette tendance qu’à bon nombre de ces derniers à se tourner vers des adaptations qui sont généralement en deçà des attentes du public, insistant sur l’importance de la formation. Dressant le tableau du la scène théâtrale constantinoise, M. Simoud a mis en avant ‘‘ le grand changement de mentalité chez la société algérienne à l’égard de cet art et des comédiens, preuve en est, l’émergence de nouveaux talents féminins à l’image de Naoual Aouak et la metteuse en scène Chahinez Maghouache qui participera avec sa pièce ‘‘ Nissa el madina ‘‘ (les femmes de la ville) à la manifestation Mostaganem capitale du théâtre, prévue du 03 au 8 avril courant. De son côté le metteur en scène Yacine Tounsi a parlé du grand rôle que se doit de jouer le théâtre dans la société le qualifiant de ‘‘ voie thérapeutique’’, citant, à ce titre l’exemple de spectacles joués dans pays étrangers qui ont permis à des enfants…
AIN DEFLA - Les sessions de formation portant sur l’estampillage seront "intensifiées" courant 2017 dans le but de faire prendre conscience aux artisans de l’importance de ce volet dans le processus de commercialisation de leurs produits, a affirmé lundi à Khémis Miliana (Aïn Defla) la ministre délégué chargée de l’Artisanat, Aïcha Tagabou. Inaugurant la maison d’artisanat Nasri Belkacem à Khémis Miliana dans le cadre de sa visite de travail dans la wilaya, Mme Tagabou a fait état d’efforts soutenus à déployer durant l’année en dans le domaine de l’estampillage à la faveur du lancement de sessions de formation cours à l’adresse des artisans afin de les aider à commercialiser leurs produits. "L’estampillage constitue assurément l’une des manières les plus sûres pour protéger une propriété, en sauvegarder l’authenticité et la faire connaître sur la marché", a soutenu la ministre déléguée, déplorant le manque de culture relative au rôle dévolu à cet aspect. En sus du manque d’espaces et de locaux dédiés à l’exposition des produits artisanaux, Mme Tagabou a observé que le problème de la commercialisation des produits artisanaux a été exacerbé par des lacunes constatées chez l’artisan dans des domaines intimement liés au placement des produits sur le marché (emballage, manière d’exposition, entre autres). S’étendant sur une superficie de plus de 1000 m2 et comptant 19 locaux et deux salles d’exposition, la Maison d’artisanat de Khémis Miliana, réalisée pour plus de 73 millions DA, permettra aux artisans de s’adonner à leurs activités dans des conditions idoines en sus de l'ouverture in situ de sessions de formation conformes aux normes du bureau international du travail (BIT), selon les responsables locaux du secteur. S’adressant aux artisans de la wilaya, la ministre leur a signifié qu’il leur appartient de soigner la qualité de leurs produits et, partant, de leur image de marque, mettant…
MOSTAGANEM - Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a annoncé, dimanche à Mostaganem, la visite prochaine d’une délégation d’experts iraniens dans le domaine cinématographique pour s’enquérir de l'état des salles du cinéma en Algérie. Animant un point de presse en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya, M. Mihoubi a souligné que "deux experts d’Iran effectueront prochainement une visite en Algérie pour établir une expertise sur les salles de cinéma sur la base de laquelle certaines salles seront aménagées et d'autres seront transformées en groupements cinématographiques selon l’espace et les moyens". La délégation iranienne pourra être un partenaire dans l’équipement et l'aménagement des salles disposant de moyens de projection numérique, ainsi que la formation en industrie cinématographique dans les domaines de mise en scène, de montage, de lumière et du son, a fait savoir le ministre ajoutant que cette expérience est ouverte à d'autres partenaires. Azzeddine Mihoubi a salué, au passage, l’expérience iranienne en matière d’industrie cinématographique sur le plan artistique, technique ou cinéma, tout en rappelant la rencontre ayant regroupé la semaine dernière des experts iraniens dans le domaine cinématographique et des responsables des services et des centres culturels et des privés algériens. Il a souligné que son département ministériel accorde la priorité à la relance cinématographique en ouvrant de salles aménagées disposant des conditions de projection, indiquant que l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) s'est lancé dans le réaménagement des salles de cinéma à travers les wilayas du pays dont Mostaganem. Dans ce sens, il a appelé le secteur privé à contribuer à cette initiative selon un cahier de charges. Par ailleurs, le ministre a fait savoir que son secteur est en phase d’élaboration d’une stratégie et une nouvelle vision pour accorder au théâtre un nouveau souffle, exhortant d'éviter la notion régionale dans…
ALGER - Un lot de 600 documents datant de l'époque ottomane et mis en vente aux enchères par la maison Marambat-Malafosse de Toulouse (France) a été racheté par l'Algérie, annonce dimanche le ministère de la Culture. La collection, acquise vendredi dernier, comporte un lot de "livres, photographies, manuscrits et cartes géographiques" remontant à la période de la régence ottomane et aux premières années de la colonisation française, précise-t-on dans un communiqué. Lors de cette vente, marquée par une "rude concurrence" d'institutions françaises et de collectionneurs privés, l 'Algérie était représentée par des cadres des ministères des Affaires étrangères et de la Culture, indique-t-on. Cette opération a été menée par le directeur général de l'Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG), le directeur général par intérim de la bibliothèque nationale et un représentant du consulat d'Algérie à Toulouse, "qui ont évalué la valeur scientifique de ces documents". L'acquisition, une opération qui relève de la "souveraineté nationale", s'inscrit, selon le communiqué, dans le cadre des efforts fournis par les plus hautes instances de l'Etat algérien pour "la récupération des archives et la facilitation des travaux de recherche des historiens sur des bases fiables".
MOSTAGANEM - Le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, a affirmé, dimanche à Mostaganem, que son département ministériel œuvre avec le concours de plusieurs acteurs à relancer le mouvement théâtral vers de nouveaux horizons. Dans une allocution d’ouverture de la manifestation "Mostaganem, capitale du théâtre 2017", le ministre a souligné que son département ministériel œuvre avec ses partenaires dont des experts en théâtre et autres acteurs du mouvement théâtral à impulser un nouvel élan au théâtre algérien qui s’illustre aujourd'hui dans toutes les manifestations. Il a ajouté que le théâtre algérien nécessite une régulation de son rythme intérieur et de son mode de gestion de manière à dépasser certains dysfonctionnements dus à des accumulations, affirmant qu’une volonté de relancer le mouvement théâtral vers de nouveaux horizons existe. M. Mihoubi a déclaré, dans ce sens, "nous instaurons à partir d’aujourd’hui une nouvelle tradition à la vie culturelle, celle de rendre hommage aux villes de culture et d’innovation". Il a fait savoir, dans ce contexte, que Mostaganem a réussi à devenir un véritable centre d’attraction du mouvement théâtral et à créer une école du théâtre amateur avec ses géants, à l’instar de Ould Abderrahmane Kaki et Si Djillali Benadelhalim qui ont laissé une empreinte dans la vie des dramaturges algériens. Au passage, le ministre a mis l’accent sur la nécessité de revisiter la mémoire de ces géants après 50 ans de la fondation du théâtre national amateur de Mostaganem, soulignant que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a parrainé la manifestation "Mostaganem, capitale du théâtre" en reconnaissance de ce qu’a donné cette ville au mouvement culturel national et au théâtre. Toutes les activités liées au 4ème art prévues à travers le pays seront organisées à Mostaganem à la faveur de cette manifestation, a ajouté M. Mihoubi, déclarant "nous ne voulons pas…
MOSTAGANEM - Le coup d’envoi de la manifestation "Mostaganem, capitale du théâtre", placée sous le slogan "Nous fêtons la ville, nous fêtons le théâtre", a été donné dimanche, en présence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi. La cérémonie d’ouverture de cette manifestation culturelle, qui devra durer près d’une année, a été marquée par l’organisation du "carnaval de Mostaganem" initié par l’association culturelle "El Moudja" et qui a vu la participation de près de 200 comédiens du théâtre et de citoyens portant des masques et vêtus de costumes de personnages du théâtre, dans le but de faire revivre l’idée du "théâtre de rue". Des spectacles de clowns et folkloriques ont été donnés durant ce carnaval, qui a été lancé à partir du siège de l’association sis à Salamandre et s’est poursuivi jusqu’au front de mer "Ahmed Ben Bella", en présence de nombreuses troupes, d'associations et de coopératives théâtrales de différentes wilayas du pays. Par la même occasion, le ministre a inauguré, à la maison de la culture "Ould Abderrahmane Kaki" et en présence du président du conseil national des arts et des lettres, Abdelkader Bendaamache, une exposition sur la chronologie du théâtre algérien et la mémoire du théâtre amateur. Azzedine Mihoubi a, en outre, suivi un montage théâtrale intitulé "El menbaa" (la source) au sein du siège de l’association El Moudja. Ce montage, produit par le théâtre régional de Mostaganem, présente des tableaux de pièces des géants du théâtre algérien, à l’instar d’Abdelkader Alloula, Ould Abderrahmane Kaki, Azzeddine Medjoubi, Mustapha Kateb et Abderrahmane Bachtarzi. Près de 70 comédiens et danseurs dont Omar Guendouz, Mohamed Haimour, Nadia Talbi, Fatiha Soltane et Mustaha Laribi ont pris part à cette œuvre d'une durée d'environ une heure. D’autre part, les familles de Ould Abderrahmane Kaki et Si Djillali Benabdelhalim et une vingtaine de comédiens…
TIZI-OUZOU - La version en Tamazight, du long métrage Krim Belkacem, du nom d´une des plus grandes figures de la guerre de Libération, d’Ahmed Rachedi, projetée, samedi, à la cinémathèque de Tizi-Ouzou, en présence du réalisateur, a globalement séduit le public qui était nombreux. Le film coécrit par le commandant Azzedine et le journaliste Boukhalfa Amazit et Ahmed Rachedi, d´une durée de 158 mn, et qui retrace les grandes étapes du parcours révolutionnaire de Krim Belkacem, une des figures emblématiques de la guerre de Libération, a été doublé en kabyle. Durant les débats qui ont suivi la projection, des intervenants ont déclaré avoir apprécié la qualité de la langue utilisée et la fluidité des expressions, même si certains ont déploré l’emploi de termes qui n’étaient pas d’usage en Kabylie, durant les années 1950 à 1960 (période de déroulement des événements retracées dans le film), tel que "Azul", "Akabar" et "Tagrawla". Sami Allam qui a interprété le rôle principal dans le film et qui a dirigé le collectif de doublage, a expliqué que lui-même souhaitait rester dans le parler de l’époque, mais sur insistance de quelques membres du collectif, il a toléré l’introduction de quelques mots nouveaux, en veillant à ce qu’ils soient justement dosés sans être envahissants. "C’est aussi un clin d’£il que nous avons voulu faire à Tamazight", a-t-il soutenu. Il a également soulevé le problème de manque de comédiens professionnels kabyles et de moyens techniques. Beaucoup parlent de tamazight mais personne ne met la main à la poche pour investir et contribuer à la promotion de cette langue, a-t-il regretté en relevant qu'"il est très difficile de faire un doublage en l’absence de studios spécialement conçus à cet effet". Mohand Ouamer Oussalem, membre du collectif de doublage et qui a prêté sa voix au colonel Amar Ouamrane dans…