Connexion

Connectez-vous à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Rester connecté(e)

Algérie Presse Service

Taux de change actuels du Dinar Algérien |26/03/2017

USD 61$ in 107.77 in 114.35
EUR 1€ in 116.20 in 123.33
JPY 100¥ in 96.83 in 102.75
GBP in 134.60 in 142.83

 

 

SITES RÉGIONAUX

 
 
 
 

29/03/2017 20:06

  Suivez toute l’actualité sur :   facebook  Facebook   Twitter  Twitter   Youtube  Youtube  

Vous êtes ici : ACCUEIL»CULTURE»Avec la pièce ‘‘El Medjnoun’‘, le festival du théâtre arabe entre dans le vif du sujet
jeudi, 12 janvier 2017 09:45

Avec la pièce ‘‘El Medjnoun’‘, le festival du théâtre arabe entre dans le vif du sujet

ORAN - Le festival du théâtre arabe, qui se déroule à Oran et Mostaganem du 10 au 19 janvier, est entré, mercredi soir, dans le vif du sujet avec le premier spectacle du programme, la pièce ‘‘El Medjnoun‘‘ du tunisien Toufik Djebali, d’après des textes du célèbre écrivain libanais Gibran Khalil Gibran.

Les oranais ont soif de culture et de théâtre, notamment, et l’ont prouvé en se déplaçant en nombre à la salle Es-Saâda (ex-Colisée) pour découvrir d’autres formes de théâtre, d’autres expressions que celles auxquelles il sont habitués, et tout particulièrement la pièce tunisienne ‘‘El Medjnoun‘‘, adaptée est mise en scène par Toufik Djebali.

Bien que la pièce a déjà 10 ans d’âge, elle a été remise au goût du jour à l’occasion de la 9e édition du théâtre arabe. Et Bien qu’elle ne fait pas partie de la compétition, la pièce vaut le détour, car on y découvre une autre forme d’expression théâtrale, qui accorde beaucoup d’importance aux effets visuels et sonores, notamment le verbe dans sa plus simple expression, dans sa forme poétique ou encore musicale.

Dès le premier plan, on se rend compte que le metteur en scène a opté pour un décor for simple, pour ne pas dire simpliste. En fait, le décor est fait d’ombres, de lumières diffusées, de volutes de fumée et de simples panneaux transparents et noirs que les comédiens déplacent sur les planches au gré de leurs mouvements et des besoins de la scène.

L’absence de décors, dans le sens classique du terme, est remplacée par les effets visuels et sonores, comme si le metteur en scène voulait suggérer une certaine idée de la folie ou une certaine forme de folie. On y voit même un acteur dansant, portant une camisole de force pour costume de scène, une danse de dément avec comme ‘‘ musique de fond ‘‘ des chuchotements, des cris, des rires. Le tableau de la folie est ainsi bien mis en place.

Mais c’est surtout une caricature de la folie que Toufik Djebali suggère, comme si la folie pouvait être caricaturée. Et dans une autre musique de fond, une voix persistante, incompréhensible et omniprésente.

Des jeux d’ombres chinoises apparaissent de temps à autre. Dans certaines scènes, les comédiens avaient l’air irréel, comme des hologrammes. Le metteur en scène fait une expérience théâtrale unique, une expérience presque mystique qui tourne autour de différentes expressions de la folie. Le spectateur a l’impression de lire un texte et de construire des images mentales de ce qu’il lit. Des images sorties tout droit de l’inconscient, d’un imaginaire fou et fantomatique. La suggestion se greffe dans l’inconscient du spectateur qui se livre à un univers étrange fait de sons, de folies et de furies. On est en plein univers Faulknerien (Le son et la furie) ou encore Shakespirien (La tempête).

Puis la présumée folie se transforme en ignorance, avec cette phrase répétée inlassablement, comme une litanie dans la bouche d’un fou: ‘‘ Je n’ai trouvé sur les plages que mon ignorance ‘‘.

Puis, sans crier gare, la folie change, devient plus ‘‘ humaine ‘‘ et même plus politique.’‘ Vous avez votre langue, j’ai la mienne. Vous avez vos idées, j’ai les miennes. Vous avez vos idéologies, j’ai la mienne ‘‘, répète à l’unisson les comédiens.

Le discours change également et s’en prend au mensonge, à la fausse grandeur, au droit bafoué et si folie il y a, elle est parfaitement humaine, un discours contre la folie humaine.

Puis la pièce passe de l’obscurité à l’extrême lumière, comme pour exprimer la renaissance de l’espoir et de la joie. On se rend compte à la fin que la folie est l’absence d’amour et d’espoir dans un monde livré à la folie des hommes.

Lu: 258 fois Dernière modification le jeudi, 12 janvier 2017 10:00
banner-aps