Les cinq candidats unanimes à soutenir et adhérer à la politique étrangère de l'Algérie

Publié le : jeudi, 28 novembre 2019 12:01   Lu : 4 fois
Les cinq candidats unanimes à soutenir et adhérer à la politique étrangère de l'Algérie

ALGER - Les principes cardinaux de la politique étrangère algérienne, notamment la préservation de la souveraineté nationale et la non-ingérence dans les affaires internes des pays, constituent le dénominateur commun entre les cinq candidats en lice pour la présidentielle du 12 décembre prochain.

Les candidats, unanimes à travers leurs programmes, considèrent les principes de la préservation de la souveraineté nationale, la non-ingérence dans les affaires internes des pays souverains et le soutien aux causes justes en vue de la consécration de leurs droits légitimes comme des constantes qu'ils soutiennent et auxquelles ils adhèrent pleinement.

A ce titre, les cinq prétendants à la présidence de la République ont réagi pour dénoncer les manœuvres pernicieuses du Parlement européen qui a programmé une réunion pour évoquer et discuter de la situation politique en l'Algérie. Cette réunion coïncide avec la campagne électorale qui se déroule en ce moment en prévision de l'élection présidentielle de décembre prochain.

En ce sens, dans le programme électoral du candidat du Rassemblement national démocratique (RND), Azzedine Mihoubi, il est relevé que "la promotion de la place et du rôle de l'Algérie dans le concert des nations demeurera une mission permanente de notre diplomatie, avec comme objectifs constants l'affirmation de notre souveraineté nationale et la préservation de notre sécurité nationale".

"Nous continuerons à contribuer à la paix et à la sécurité régionale et internationale par la promotion de relations de fraternité, d'amitié, de coopération et de bon voisinage dans nos espaces d'appartenance (Maghreb, Sahel, Afrique, Méditerranée, Monde arabe et Monde musulman)", est-il mentionné dans le programme du candidat Mihoubi.

"Nous aurons une politique étrangère porteuse de principes pour assurer le strict respect de notre souveraineté nationale et consolider nos liens avec nos voisins, nos pays frères et nos partenaires historiques. Nous renforcerons les interactions avec la communauté algérienne établie à l’étranger par des initiatives concrètes pour qu'elle soit valorisée et qu'elle occupe la place qu'elle mérite au sein de notre nation", est-il encore mentionné dans le programme du secrétaire général par intérim du RND.

Le candidat libre Abdelmadjid Tebboune prône dans son programme électoral qui compte 54 engagements, une "politique étrangère dynamique et proactive", à travers la "révision des objectifs et des missions classiques de la diplomatie algérienne (relations bilatérales et multilatérales)", préconisant aussi une "diplomatie économique offensive au service du développement national et des entreprises et investisseurs publics et privés".

L'ancien Premier ministre a également recommandé une "diplomatie culturelle et cultuelle au service du rayonnement national", mettant l'accent aussi sur "la protection et la promotion d'une communauté nationale à l'étranger et d'une diaspora pleinement impliquée dans le renouveau national".


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Pour ce qui est du Mouvement El Bina, le programme de son candidat Abdelkader Bengrina prône "une politique étrangère dynamique, efficace et constante, basée sur la consolidation des acquis de la politique étrangère algérienne tout en plaidant en faveur des relations équilibrées avec tous les pays et peuples".

Rappelant que la politique étrangère algérienne "consacre la non-ingérence dans les affaires internes des autres pays", le programme du candidat d'El Bina a aussi mis l'accent sur la souveraineté de la politique étrangère algérienne, basée sur le principe du bon voisinage".

Il est aussi question de "conforter la place de l'Algérie dans le concert des nations pour une présence effective sur la scène internationale, dans les fora et Organisations mondiales" tout en "respectant des conventions et traités internationaux signés et paraphés par l'Algérie".   

Dans son programme, M. Bengrina a suggéré de considérer l'Afrique comme "un des principaux axes de la diplomatie algérienne car ce Continent constitue le prolongement naturel et géographique du pays".

Le candidat du Mouvement El Bina a apporté, également, son "soutien indéfectible" aux causes justes dans le monde, à leur tête la Palestine avec comme capitale El Qods et à l'autodétermination du Sahara occidental.

Le programme du candidat du Front el Moustakbal, Abdelaziz Belaid a réaffirmé dans ses engagements électoraux "l’attachement permanent" de l’Algérie à ses principes basés sur "la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats" ainsi suggérant la "révision des actions diplomatiques permettant à l’Algérie de retrouver sa place sur la scène internationale et qui prennent en considération les réformes économiques du pays et ses ambitions légitimes".

Le programme de M. Belaid a en outre mis l'accent sur "l’appui aux causes justes dans le monde et en priorité la lutte des peuples frères palestinien et sahraoui ainsi que la solidarité avec le droit des peuples à l’autodétermination" de même que le "maintien continu des relations avec les émigrés algériens par la création notamment d’amicales et d’associations et la création d’une Autorité gouvernementale pour prendre en charge les préoccupations de notre communauté à l’étranger".

Le programme du candidat de Talaie El Houriyet , Ali Benflis, plaide, pour sa part, pour une politique étrangère inspirée des principes de la Guerre de libération, précisant qu'elle "trouve ses fondements dans la diplomatie de la Révolution de novembre 1954, avec ses éléments relatifs à la libération des peuples, l'égalité, la coopération internationale et la non-ingérence dans les affaires internes des Etats".

Soulignant qu'il poursuivra la même voie de la diplomatie étrangère fondée par la Révolution, M. Benflis a indiqué que "l'Algérie traitera avec les Etats en tant qu'Etats souverains avec le principe de réciprocité", fustigeant au passage la politique étrangère de l'ancien régime qui a conduit à "une personnalisation des relations extérieures de l'Algérie avec les autres Etats".

Les cinq candidats unanimes à soutenir et adhérer à la politique étrangère de l'Algérie
  Publié le : jeudi, 28 novembre 2019 12:01     Catégorie : Algérie     Lu : 4 foi (s)   Partagez