Consensus autour d'un rejet catégorique de l'ingérence dans les affaires internes de l'Algérie

Publié le : mardi, 26 novembre 2019 10:01   Lu : 23 fois
Consensus autour d'un rejet catégorique de l'ingérence dans les affaires internes de l'Algérie

ALGER - Les différentes forces et organisations nationales ont exprimé leur rejet catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Algérie, en réaction à une information sur une réunion du Parlement européen consacrée à la situation en Algérie.

Dans ce contexte, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Hassane Rabehi, a affirmé que "l'Algérie, en tant qu'institutions et peuple, n'admet aucune tentative d'ingérence dans ses affaires internes", appelant les différents partenaires à respecter ce principe.

"Il est admis dans l'esprit de l'Union européenne (UE) ainsi que de tous nos partenaires étrangers que l'Algérie s'attache au principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, tout comme elle n'admet pas, à ce qu'il puisse y avoir une interférence dans ses affaires intérieures", a déclaré M. Rabehi, en réaction à une information relayée par des médias sur une réunion du Parlement européen consacrée à la situation en Algérie.

"Je souhaite, tout d'abord, relever le fait que les relations de l'Algérie avec l'UE sont des relations stratégiques et très importantes qui couvrent tous les secteurs d'activités. Autant que L'UE et l'Algérie sont conscients de ce caractère stratégique et ne permettraient pas à qui que ce soit de remettre en cause cette qualification stratégique par de simples parlementaires qui se caractérisent par une myopie et qui ne mesurent pas l'importance de ces relations", a-t-il souligné.

De son côté, le président du Conseil national des Droits de l'Homme (CNDH), Bouzid Lazhari a évoqué, "des tentatives de pression sur l'Algérie pour des agendas étrangers occultes". "Mais je tiens à dire à ceux qui parlent de violations des droits de l'Homme en Algérie que nous sommes là pour leur répondre", a-t-il dit.

Il s'est dit à ce propos "étonné que le Parlement européen s'intéresse à l'Algérie alors que le monde entier est, témoin que le peuple algérien exerce librement son droit à manifester pacifiquement et brandit même des banderoles qui vont parfois au-delà des limites habituelles dans la liberté d'expression".


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Le même responsable s'est "étonné" de la programmation par le Parlement européen d'une séance "d'urgence" pour débattre de la situation en Algérie, surtout, a-t-il dit, "dans cette conjoncture cruciale à quelques encablures de l'élection présidentielle".

Pour le président du CNDH, cette démarche est d'autant plus étonnante qu'elle intervient "au moment où nous nous attendions à ce que le Prix Nobel de la paix soit décerné au peuple algérien et alors même que des violations des droits de l'homme sont commises dans d'autres pays sans que personne n'y prête attention". "J'ai des doutes sur cette opération instiguée par des personnes suspectes et des éléments organisés dans le but de parasiter l'Algérie".

Pour leur part, les candidats à la présidentielle du 12 décembre ont rejeté, durant leur campagne électorale, toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de l'Algérie, soulignant l'importance "d'un consensus national qui consacre et sauvegarde la souveraineté nationale".

Dans le même sens, le parti du Front de libération nationale (FLN) a qualifié les déclarations de certains eurodéputés de "provocation dangereuse" et "d'ingérence flagrante" dans les affaires intérieures de l'Algérie, réaffirmant que la situation que vit l'Algérie "est une affaire interne qui relève uniquement de la volonté algérienne et concerne, en premier et dernier lieu, le peuple Algérien".

De son côté, le Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP) a renié, dans un communiqué signé par son secrétaire général, Belkacem Felfoul, le dénommé Rachid Malaoui, accusant ce dernier d'usurpateur de la qualité de secrétaire général du SNAPAP, depuis 2004, se faisant passé pour son porte-voix et traitant (...) avec des parties connues pour leur hostilité à l'Algérie".

Selon la même source, le SNAPAP "suivra les éventuels développements et fera face à tous les ennemis de l'Algérie", affirmant qu'elle "prendra toutes les mesures qui s'imposent, au moment opportun, en vue de contribuer à la protection et à la sauvegarde du pays".

Consensus autour d'un rejet catégorique de l'ingérence dans les affaires internes de l'Algérie
  Publié le : mardi, 26 novembre 2019 10:01     Catégorie : Algérie     Lu : 23 foi (s)   Partagez