La surveillance des voix par les citoyens, un gage pour la régularité du processus électoral

Publié le : jeudi, 26 septembre 2019 11:11   Lu : 6 fois
La surveillance des voix par les citoyens, un gage pour la régularité du processus électoral

ALGER- L'implication des citoyens au prochain processus électoral en leur permettant de surveiller, par eux-mêmes, leurs voix est un gage "fort" de la régularité et la transparence des élections, ont souligné unanimement des spécialistes et des professeurs de droit.

Dans un entretiens accordé au site électronique "El Hiwar" (www.hiwar.dz), le constitutionnaliste Ameur Rekhila a estimé que "le rétablissement de la confiance du citoyen en les élections est le socle de la prochaine étape, d'où l'importance du rôle de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

Soulignant l'impératif de concrétiser et de mettre en application les dispositions stipulées par la loi sur les élections, en cas d'atteinte à la crédibilité du processus électoral, M. Rekhila a plaidé pour "le recours, si nécessaire, aux dispositions pénales contre toute manipulation du dossier des élections, qu'il a qualifié de "très sensible".

"Il y va de la crédibilité du processus électoral, perdue aux yeux des Algériens, en raison de pratiques consacrées au fil des décennies", a-t-il soutenu, mettant en avant "la nécessaire réaction des institutions nationales aussi bien pour l'assainissement des listes électorales, l'étude des dossiers des candidats que pour l'application des poursuites judiciaires, le cas échéant".

Quant à la manière de persuader les citoyens d'aller aux urnes pour permettre au pays de sortir de crise, le spécialiste en droit constitutionnel a insisté sur "l'importance de cet aspect", affirmant que "les citoyens doivent être conscients que le scrutin est le moyen d'éviter au pays de sombrer dans des dérapages".

Evoquant la situation d'impasse qu'a connu l'Algérie avant l'annonce de la mise en place de l'Instance nationale de dialogue et de médiation (INDM), l'ancien membre du Conseil constitutionnel a souligné que "le mérite de cette démarche revient au Commandement de l'Armée nationale populaire (ANP) et au chef de l'Etat" estimant que "la facilitation de la formation de l'INDM a été le début du traitement de la crise et la mise de tout un chacun devant ses responsabilités".

Il a ajouté l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), était "le pas le plus important vers le règlement de la crise et une transition qualitative en matière d'organisation du processus électoral en Algérie, notamment après qu'elle ait réussi à arracher de nombreuses prérogatives, confiées auparavant à l'administration et au Conseil constitutionnel". Pour lui, le véritable garant des élections demeure la conviction des citoyens que l'élection est un acte moral et juridique, "inviolable" étant donné qu'elle reflète la volonté populaire.

Pour sa part, le chargé de l'information à l'ANIE, Ali Drâa a affirmé que donner aux citoyens l'opportunité de surveiller leurs voix est "en soi un gage fort pour la régularité du scrutin", assurant que l'ANIE dispose de toutes les prérogatives à même de lui permettre de veiller à la régularité et à la transparence des élections.


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Exhortant les citoyens à mettre la patrie et l'intérêt général "au-dessus de toutes autres considérations", il a affirmé qu'il s'agit de répondre à l'appel de la patrie.

Afin de faire aboutir le prochain rendez-vous électoral, Ali Drâa mise sur le rôle de tous les acteurs de la société dans l'accompagnement de l'ANIE dans l’accomplissement de ses missions, et partant la préservation des voix des citoyens, garant de la régularité du scrutin".

Abordant les nouvelles mesures mises en place pour impliquer le citoyen dans la surveillance des urnes, il a cité "la plus importante, en l'occurrence la liberté garantie au citoyen de surveiller sa voix", ajoutant que "c'est là, une très lourde responsabilité assumée par les membres de l’Autorité, à leur tête son président Mohamed Charfi".

Il a plaidé, à cet effet, pour la conjugaison des efforts de tous (citoyens et institutions) afin de préserver les voix des électeurs.  

Pour sa part, le juriste Ouafi Abdellah a expliqué que l’opération électorale "n’est nullement une affaire individuelle", ajoutant que "nous avons besoin d’entraide, de solidarité et de coopération pour permettre au pays de sortir de la crise", estimant primordiale la contribution "en force" du citoyen à ce processus.

Quant à l'association du citoyen à l’action de l’ANIE, dont il a relevé les larges prérogatives , Dr. Ouafi s'est félicité de la contribution, pour la première fois, des enfants du pays au processus électoral, affirmant que ce dernier "n'est réussi que s'il est adopté par le peuple".

La surveillance des voix par les citoyens, un gage pour la régularité du processus électoral
  Publié le : jeudi, 26 septembre 2019 11:11     Catégorie : Algérie     Lu : 6 foi (s)   Partagez