Installation de la Commission pour le lancement du Baccalauréat professionnel

Publié le : mardi, 24 septembre 2019 17:34
Installation de la Commission pour le lancement du Baccalauréat professionnel

ALGER - La Commission interministérielle chargée d'examiner le dossier du lancement du Baccalauréat professionnel (Bac professionnel) a été installée mardi à Alger avec pour objectif de rendre le cursus professionnel "plus attractif pour les élèves et leurs parents".

La cérémonie d'installation, qui s'est déroulée à l'Institut national de la formation et de l'enseignement professionnels d'El Biar, a été présidée par les ministres de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Dada Moussa Belkhir, de l'Education nationale, Abdelhakim Belabed, et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, et du directeur général de la Fonction publique et de la réforme administrative, Belkacem Bouchemal.

A cette occasion, le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels a précisé que cette commission sera chargée de "réorganiser le cursus de l'enseignement professionnel par le lancement du Baccalauréat professionnel comme diplôme sanctionnant ce cursus, et ce, en application des instructions du Premier ministre, Noureddine Bedoui, lors de la réunion du Gouvernement du 24 juillet dernier, en vue de rendre le cursus professionnel plus attractif pour les élèves et leurs parents".

"Le secteur de la formation professionnelle s'attèle au lancement du Baccalauréat professionnel à la prochaine rentrée sociale, après l'approbation de cet ambitieux projet par le Gouvernement, a fait savoir M. Belkhir, invitant les cadres des trois secteurs concernés et de la Direction de la Fonction publique, composant cette Commission à "prendre le temps qu'il faut pour examiner les différents plans proposés pour la concrétisation de ce projet et choisir celui qui constituera la plateforme nationale", affirmant que celle-ci est prête à 70%".

Il a assuré, à ce propos que le Bac professionnel "aura le même niveau que le baccalauréat général", et concernera les élèves admis (4e année moyenne ou 1ère année secondaire).

Le Baccalauréat professionnel offrira la possibilité aux lauréats de poursuivre leur cursus dans l'enseignement supérieur dans le cadre du système LMD, a-t-il encore précisé.

Le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels a insisté sur "l'importance du rôle des médias dans la vulgarisation de ce projet, et du secteur en général, afin de changer le regard de la société sur la formation professionnelle". Il a annoncé, dans ce sens, l'organisation prochaine de conférences nationales sur cette question en plus de visites au profit de collégiens pour leur faire connaître les opportunités qu'offere le secteur et les axes du nouveau cursus professionnel".

De son côté, le ministre de l'Education nationale, Abdelhakim Belabed a estimé que la création du Baccalauréat professionnel permettra de réduire la pressions que connait actuellement l'enseignement secondaire général et technique, et garantir l'égalité des chances en matière d'orientation (des élèves).

Les diplômés de la formation professionnelle "constitueront un véritable réservoir de titulaires de Licence professionnelle en système LMD (licence-master-doctorat) pour combler leur nombre décroissant quant aux besoins de l'économie en matière de main d'œuvre qualifiée", a-t-il soutenu.

Pour le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, le secteur "contribuera à l'élaboration du dossier relatif au lancement du baccalauréat professionnel et l'examen des possibilités de réunion de conditions propices pour l'attribution de ce diplôme", estimant que la concrétisation de cette démarche "dépendait de l'amendement de tous les textes régissant le système éducatif, qui est invité à s'adapter aux nouveautés introduites".

Il a souligné que la valorisation du secteur de la Formation et de l'Enseignement professionnels "ne doit pas se limiter uniquement à l'accès du citoyen algérien à la formation professionnelle supérieure, mais également à l'impérative reconsidération de tous ce qui est professionnel, avec valorisation matérielle, morale et sociale de toutes les professions qui en découlent".

De son côté, le Directeur général de la fonction publique et de la réforme administrative, Belkacem Bouchemlal, a fait état de la disposition de son organisme à "accompagner" toutes les procédures et démarches visant à "faire sortir le secteur de la Formation et de l'Enseignement professionnels du carcan négatif et lui permettre ainsi de contribuer au développement économique du pays".

La Commission interministérielle chargée de l'examen du dossier du lancement du baccalauréat professionnel aura à arrêter les critères et conditions permettant à ces bacheliers d'accéder aux établissements formation supérieure, en vue du perfectionnement de leur niveau de formation et de leur permettre de suivre un enseignement professionnel supérieur. Le titulaire de ce diplôme (BAC professionnel) pourra ainsi être insérer dans la vie professionnelle ou poursuivre une formation ou un enseignement qualifiant supérieur au niveau des établi ssements de la Formation et de l'Enseignement professionnels ou de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Le titulaire du BAC professionnel dans une filière quelconque aura le grade universitaire de bachelier de l'Enseignement professionnel, à l'instar de tout autre diplôme du Baccalauréat de l'Enseignement général et technologique. Cette qualification constituera le premier diplôme universitaire du genre dans la nomenclature des diplômes académiques universitaires.

A noter qu'en dépit de l'amélioration de l'intérêt des élèves pour les instituts de l'Enseignement professionnel, depuis l'adoption de la nouvelle réglementation en septembre 2017, les objectifs escomptés n'ont pas encore été atteints, à savoir capter 30 à 40% des effectifs des élèves du cycle moyen,admis au secondaire.

Le faible engouement pour les instituts de la Formation et de l'Enseignement professionnels s'explique par l'absence d'accès à des filières adaptées dans l'Enseignement supérieur, en tant que prolongements de l'enseignement professionnel, d'où la réflexion engagée pour le lancement d'un Baccalauréat professionnel pour l'obtention d'un diplôme sanctionnant le cursus de l'Enseignement professionnel.

 

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  Publié le : mardi, 24 septembre 2019 17:34     Catégorie : Algérie     Lu : 302 foi (s)   Partagez