28e vendredi: des marches pour le changement du système et la lutte contre la corruption

Publié le : vendredi, 30 août 2019 18:55   Lu : 1 fois
28e vendredi: des marches pour le changement du système et la lutte contre la corruption

ALGER - Les marches pacifiques du Hirak se sont poursuivies pour le 28ème vendredi consécutif à travers le pays pour réitérer les revendications du changement du système, de lutte contre la corruption et d'attachement à l'unité nationale, ont rapporté les correspondants de l'APS.

Dans la capitale de l'Est du pays, Constantine, les manifestants ont scandé des slogans dont "On est les enfants du 1 million et demi de Chahid, et on ne lâchera pas prise jusqu’à la victoire" et "Révolution populaire pacifique", l'"instauration d'un "Etat de droit", revendiquant aussi "une volonté politique pour le changement" et "la préservation de l’unité du pays et du peuple".

Même topo à Mila, à Jijel, à Guelma et à Oum El Bouaghi, à travers des slogans brandis lors de marches où des manifestants ont réclamé des élections organisées par des "compétences" et refusant "tout dialogue avant le départ des symboles d l'ancien système". La même ambiance a été marquée dans d'autres wilayas de l’Est du pays.


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Dans le Centre du pays, les manifestants ont surtout réclamé l'"instauration d'un Etat de droit", "le départ de l'ancien système", "la lutte contre la corruption" et "le jugement des responsables impliqués". A Blida, Djelfa, Chlef et Boumerdès, des dizaines de citoyens ont sillonné les artères de ces villes réclamant, à travers des pancartes et slogans, l'"instauration d'un "Etat de droit", "le respect de la légalité constitutionnelle" et rejetant tout "dialogue ou élection avec les figures de l'ancien système".

A Tizi-Ouzou, des milliers de manifestants ont sillonné les principales artères de la ville réclamant "le changement du système" et "l'instauration d'un Etat de droit", ainsi que la libération des manifestants arrêtés lors de précédents marches pour diverses raisons. Des manifestant ont, également, exprimé leur refus du dialogue initié par l'Instance de dialogue et de médiation ainsi que de l'organisation d'élections avant le départ de l'ensemble des figures du système.

 

Pour une justice sociale et un Etat de droit

 

L'attachement à la justice sociale et à un Etat de droit a été le leitmotiv ayant marqué les marches dans l'Ouest du pays. A Oran, des centaines de manifestants regroupés place du 1er novembre ont réaffirmé également leur attachement à un "Etat souverain" et scandé d’autres mots d’ordre insistant sur le "changement radical" et le "départ du reste de la issaba" (Bande).

A Mostaganem, des manifestants ont réaffirmé leur attachement à "la souveraineté populaire". Les citoyens, arborant pour la plupart l'emblème national, ont scandé plusieurs slogans à l’instar de "L’Algérie libre et démocratique", "l’article 7 le pouvoir au peuple" et "yatnahou Gaa". L’un des manifestants portait un numéro 7 géant symbolisant l’article 7 de la Constitution (le peuple source de pouvoir).

A Tlemcen, près de 300 citoyens ont participé à la 28ème marche du hirak, un chiffre en baisse par rapport à la semaine précédente. Les manifestants ont réclamé une "République par le peuple et pour le peuple".


 

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Un appel à l'ouverture d'autres dossiers de la corruption à été par ailleurs réitéré à Mascara où des manifestants ont dénoncé la Hogra (mépris) tout en réclamant le départ des symboles de la corruption à tous les niveaux tout comme à Sidi Bel Abbes où les marcheurs ont appelé à "la restitution du pouvoir au peuple" et à "traduire en justice tous ceux impliqués dans des affaires de corruption".

Dans la wilaya de Naâma, des dizaines de citoyens sont sortis dans les villes de Mecheria et Ain Sefra, scandant des slogans soulignant la nécessité d’aller vers des élections pour réaliser le principe de l’alternance au pouvoir.

Dans le Sud du pays, des groupes de citoyens ont battu le pavé après la prière de vendredi dans la ville d’Ouargla scandant les slogans politiques habituels, avant de se rassembler à la place du 27 février 1962.

Des manifestations similaires sont organisées chaque vendredi depuis le 22 février dernier dans d’autres wilayas de Sud du pays, à l’instar d’El Oued, Laghouat et d'Adrar, après la prière d’El Asr, pour appuyer les mêmes revendications politiques.

 

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  Publié le : vendredi, 30 août 2019 18:55     Catégorie : Algérie     Lu : 1 foi (s)   Partagez