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HCI: appel à combattre tout ce qui peut diviser les Algériens 

Publié le : dimanche, 04 février 2018 15:25   Lu : 166 fois
HCI: appel à combattre tout ce qui peut diviser les Algériens 

ALGER- Le président du Haut conseil islamique, Bouabdellah Ghlamallah, a souligné, dimanche à Alger, la nécessité de combattre tout ce qui peut diviser les Algériens notamment les sectes et certains courants religieux qui agissent pour des forces extérieures contre  le référent national et la sécurité du pays.  

"Si nous aimons notre pays, et tenons à notre indépendance, il faudra combattre tout ce qui peut diviser nous diviser. Les Algériens doivent savoir que les ahmadites et les salafistes travaillent pour des forces extérieures. Ils agissent contre le référent national", a-t-il indiqué dans une interview accordée au journal El Watan.

Interrogé sur la réaction des autorités faces à certains courants et sectes religieux, notamment salafistes et ahmadites, M. Ghlamallah a observé que "en tant qu’Algériens, il est important pour nous d’éviter que notre pays soit une arène de combat pour des belligérants étrangers où nos concitoyens sont utilisés comme ce bois qui attise le feu", ajoutant qu'"il ne faut surtout pas permettre que l’Algérie soit un terrain d’affrontement entre, par exemple, les chiites et les salafistes". 

Il a soutenu que les chiites, les ahmadites et les salafistes "agissent tous pour des forces extérieures et contre l’intérêt de notre pays", relevant que "cela est une réalité et le citoyen algérien doit en être  conscient".  

Evoquant la secte el Ahmadiya, M. Ghlamallah a soutenu que les Ahmadites avaient fait l’objet de poursuites judiciaires, "non pas pour leur idéologie, mais parce qu’ils posaient un problème sécuritaire", précisant que "son but est de créer une minorité inconnue au sein du peuple algérien et qui fonctionne comme une secte. Raison pour laquelle les autorités sécuritaires sont intervenues".

"On accepte qu’il y ait des divergences dans la forme, mais pas dans les fondements. Dans le Coran, il est dit que Mohamed est le dernier des messagers.


 Lire aussi:  L'Algérie n'a pas l'intention de "combattre" la secte El Ahmadiya


Si les ahmadites ne croient pas au Coran, donc ils ne sont pas musulmans. L’autre aspect important à prendre en compte est lié aux conditions dans lesquelles Al Ahmadia a été créée. De nombreux écrits démontrent qu’elle est la création des services britanniques", a-t-il expliqué.

Pour lui, le problème de la formation est primordial aussi bien pour la mosquée que pour l'école, ajoutant que les instituts de formation des imams ''ont besoin d'une réforme'' afin de mieux lutter contre les phénomènes que connait la société algérienne.

S'agissant de la liberté de culte, il a assuré qu'elle "est protégée, mais dans un cadre organisé", ajoutant qu'il faudra qu’il (un adepte du christianisme) "pratique son culte dans un endroit bien défini et connu. 

Même les ahmadites, s’ils agissaient à ciel ouvert dans des lieux de culte identifiés, ils n’auraient pas fait l’objet de poursuites".

Pour lui, l'Algérie "n'opprime personne", assurant que "ceux qui parlent au nom de l’islam ne sont pas tous innocents" et "Il y en a beaucoup qui profitent de la religion".

Questionné au sujet du salafisme en Algérie, il a relevé que ce courant était "puissant" parce qu’il "a la force de l’argent", observant qu'il "contrôle le marché informel qui menace les équilibres financiers du pays. 

Ces gens cachent leur argent pour éviter la traçabilité et font tout pour gagner plus. La plupart de ces commerçants excellent dans la surfacturation et l’évasion fiscale. Pour eux, la religion n’est qu’une couverture".

Concernant la question du Mufti de la République, il a révélé que ce poste est une institution de l’Etat. "C’est moi-même qui ai présenté un projet dans ce sens que j’ai défendu (...) mais a été gelé par le président de la République après sa discussion en Conseil des ministres", relevant que "ceux qui s’y opposaient avaient peur des conflits entre l’institution judiciaire qui rend des décisions susceptibles d’être présentées au mufti pour avis".

Concernant l'émigration clandestine, M. Ghlamallah a assuré qu'il n’avait jamais dit que le HCI a décrété une fatwa déclarant l’émigration clandestine "haram" (illicite), ajoutant néanmoins que ces jeunes sont "victimes de ces gens qui leur présentent l’Europe comme le paradis sur Terre".

Dernière modification le : dimanche, 04 février 2018 18:13
HCI: appel à combattre tout ce qui peut diviser les Algériens 
  Publié le : dimanche, 04 février 2018 15:25     Catégorie : Algérie     Lu : 166 foi (s)   Partagez