Le recul de la musique Malouf exige davantage d’efforts pour la préservation

Publié le : dimanche, 22 octobre 2017 17:37   Lu : 13 fois
Le recul de la musique Malouf exige davantage d’efforts pour la préservation
Photo APS archives

SOUK AHRAS - Le recul de la musique malouf authentique et la faiblesse de son audience parmi notamment les jeunes exigent davantage d’efforts pour la préservation de ce patrimoine, ont affirmé des artistes et intellectuels en marge du concert organisé samedi soir à Souk Ahras par l’association Ichbilia pour la musique andalouse.

Cette musique s’est particulièrement distinguée sous l’occupation coloniale comme forme de résistance artistique et d’affirmation de l’identité arabo-musulmane de l’Algérie, a estimé Mourad Rifi, membre du conseil national des arts et des lettres (CNAL), lors de la rencontre organisée en présence des autorités de la wilaya à l’initiative commune de la direction de la culture et de l’académie de la société civile.

Pour le même intervenant, la société a étreint cette musique après 1962 en l’honorant à l’occasion des fêtes et cérémonie mais cela a bien changé avec les vagues successives des nouvelles musiques légères des jeunes générations. Des associations se sont de ce fait constituées pour tenter de préserver cette musique authentique en l’enseignant dans les maisons de jeunes et dans des écoles de musique, est-il noté.

Selon Rifi, les premiers cheikhs du malouf à Souk Ahras furent incontestablement Ali Triki, Belkacem Bouteghane dit Raïs, Mohamed Benzerga et son frère Mouldi ainsi que Mostafa Errifi qui avait dirigeait la zaouïa Aïssaoua de 1952 à 1976.

De son côté, Sadek Bouraoui, président de l’association Ichbilia, ce concert intitulé ‘‘réunions des amis’’ vise à réunir les fans de cet art raffiné afin de le préserver pour les futures générations.

Le concert a été animé par des artistes de Constantine, Annaba, Skikda, Mila, Guelma et Souk Ahras dont Salim Fergani, Larbi Ghazel, Dhib Ayachi, Salim Refès, Fayçal Kahina, Mebarek Dekhla, Toufik Tayar, Fateh Rouana et  l’association constantinoise Beyt El Malouf.

Le recul de la musique Malouf exige davantage d’efforts pour la préservation
  Publié le : dimanche, 22 octobre 2017 17:37     Catégorie : Culture     Lu : 13 foi (s)   Partagez