Intérêt "mitigé" pour le secteur de l'éducation dans les programmes électoraux

Publié le : jeudi, 20 avril 2017 13:27   Lu : 22 fois
Intérêt "mitigé" pour le secteur de l'éducation dans les programmes électoraux
APS PHOTOS © 2017

ALGER - Les programmes des partis politiques en lice pour siéger à l'Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre des législatives du 4 mai prochain portent un intérêt "mitigé" au secteur de l'Education alors que ce secteur est un des principaux vecteurs du développement et de modernisation de la société.

Dans son programme électoral, le parti du Front de libération nationale (FLN), qui affirme "accorder un intérêt particulier à l'éducation et à l'enseignement et œuvrer pour la démocratisation et la gratuité de l'enseignement", réserve un "faible" espace au secteur de l'éducation, le reléguant à la quatrième place dans le volet consacré aux ressources  humaines après l'emploi et la sécurité sociale, la santé et le logement.

Pour cette formation politique, l'amélioration de l'aspect pédagogique passe par "l'amélioration des conditions de scolarisation, la modernisation des moyens d'enseignement en accord avec les progrès technologiques, la refonte des programmes dans le respect des constantes de la nation et l'amélioration des conditions socio-professionnelles des  enseignants et des professionnels du secteur".

Le parti du FLN insiste sur l'attachement à l'identité nationale, aux valeurs et constantes nationales et l'ouverture sur les langues étrangères.

Le Rassemblement national démocratique (RND) consacre lui aussi un "faible" espace au secteur de l'éducation dans son programme.

Après avoir rappelé que "l'Algérie a pu atteindre l'objectif de l'enseignement et de la formation pour tous" comme en témoignent le grand nombre de structures dans le secteur de l'éducation et la création d'au moins un centre universitaire dans chaque wilaya, le parti d'Ahmed Ouyahia propose une plus grande place aux matières scientifiques et techniques dans les programmes des cycles moyen et secondaire au titre de la réforme du système éducatif.

Pour le RND, l'enseignement spécialisé est le meilleur moyen pour réaliser la "transition économique", plaidant en faveur de l'augmentation du nombre d'écoles et de centres de formation spécialisés dans les métiers agricoles et de la promotion de la relation entre l'Université et l'entreprise économique.

Pour sa part, l'Union Ennahda-Adala-Bina accorde une place de choix au dossier de l’éducation en l’inscrivant dans son programme sous le nom "Politique de l’éducation et de l’enseignement supérieur"  et en lui consacrant quatre axes, le premier concerne l’éducation et l’enseignement, le deuxième pour la formation professionnelle, le troisième pour l’enseignement supérieur et la recherche scientifique tandis que le quatrième aborde la réforme du système religieux.

Au volet éducation et enseignement, l’alliance propose d’ériger au sein du système éducatif les matières de langue arabe, éducation islamique et l’histoire en  "matières principales" tout en veillant à s’ouvrir aux langues vivantes et à rétablir l’enseignement technologique.

L’Union propose en outre des solutions au phénomène de déperdition scolaire, et ce à travers l’adaptation des méthodes et programme et la protection des enfants de l’invasion culturelle.

Le Parti des Travailleurs (PT) rappelle, quant à lui, ses principes et ses positions pour la mise en place d’une "école algérienne républicaine"  qui pourra se réaliser en préservant l’école publique, l’amélioration des conditions des fonctionnaires et des moyens matériels et technologiques nécessaires, outre la consécration de la scolarisation obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) accorde une part importante au système éducatif dans son programme électoral en appelant à une "réforme globale du système éducatif" englobant tous les cycles, notamment la formation professionnelle et l’enseignement supérieur.

 

Il propose également des solutions à l’image de "l’obligation de l’enseignement à partir de 5 ans, l’intégration de la formation professionnelle dans le secteur de l’Education nationale de manière à ce que l’élève ne quitte pas les bancs de l’école avant d’apprendre un métier ou d’avoir des qualifications lui permettant de suivre des études universitaires" .

Intérêt "mitigé" pour le secteur de l'éducation dans les programmes électoraux
  Publié le : jeudi, 20 avril 2017 13:27     Catégorie : Algérie     Lu : 22 foi (s)   Partagez