Début dimanche de la campagne électorale, convergence sur une participation massive au scrutin

Publié le : vendredi, 07 avril 2017 16:49   Lu : 512 fois

ALGER- La campagne électorale pour les législatives du 4  mai prochain qui débute dimanche sera marquée, au-delà de la diversité des  programmes des partis politiques, par une convergence sur la nécessité  d'une participation massive des électeurs à ce scrutin, afin de consolider  la stabilité de l'Algérie et ses institutions et la prémunir des effets des  crises politiques et sécuritaires qui secouent des pays de son  environnement immédiat.

Les candidats figurant sur près d'un millier de listes de 50 partis  politiques ou réunis à titre d'indépendants s'emploieront durant trois  semaines à convaincre les électrices et les électeurs de la pertinence de  leurs programmes, en organisant des meetings populaires, des rencontres de proximité ou par une approche interactive sur les réseaux sociaux, afin de  gagner leur confiance et les représenter, durant les cinq prochaines  années, au sein de l'institution législative.

Parmi les missions essentielles qui attendent la prochaine Assemblée, il y  a celle d'accompagner le gouvernement dans l'effort de diversification de  l'économie, une économie libérée de la dépendance aux hydrocarbures.

Lors de sa visite de travail le 1er avril à El Oued, le Premier ministre  Abdelmalek Sellal, a affirmé que les législatives seront "le couronnement  du processus de consolidation de la stabilité du pays et de son choix  démocratique", rappelant qu'elles "seront organisées conformément aux  nouvelles dispositions constitutionnelles avec des garanties de régularité  et de transparence".

 

Les médias tenus d'assurer une couverture impartiale de la campagne  électorale

 

Le ministère de la Communication a adressé récemment deux chartes aux  médias, leur rappelant les règles d'éthique professionnelle.

La couverture médiatique des élections législatives "nécessite, de la part  de l'ensemble des médias, le suivi d'une ligne éditoriale équitable,  impartiale et objective et un sens aigu des responsabilités", soulignent  ces documents, qui rappellent, notamment, que "tous les partis ou candidats  ont le droit d'accès direct aux médias sur une base équitable et non  discriminatoire", conformément aux dispositions de la loi organique  relative au régime électoral.

L`Autorité de régulation de l`audiovisuel (ARAV) a, dans ce cadre, mis en  place une cellule pour veiller à l`impartialité de la couverture par les  chaînes de télévision publiques et privées de la campagne des législatives.

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, a  indiqué, de son côté, que son département avait enjoint à toutes les  directions de wilaya de veiller à ce que les mosquées "ne soient pas  impliquées" dans la campagne pour les législatives.

"Les lieux de culte doivent rester neutres", a-t-il insisté, appelant les  imams à respecter les lois de la République et les règles éthiques et à  observer une "totale neutralité" vis à vis de la campagne électorale.

 

Les partis appellent à un vote massif pour un parlement fort

 

Pour les partis politiques, ces élections sont cruciales. La secrétaire  générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a affirmé que la  participation de sa formation aux législatives vise à "reconstruire les  rapports de forces qui assurent l’avenir du pays et préserveront les acquis  de l’Etat".

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a appelé à une "forte"  participation le 4 mai pour "préserver les acquis, notamment la paix et la  stabilité".

"La participation aux prochaines législatives doit dépasser les 50% car  une forte participation permettra de préserver les acquis, notamment la  paix et la stabilité réalisées grâce au programme du président de la  République", a déclaré le secrétaire général, Djamel Ould Abbes.

Ali Laskri, membre de l'instance présidentiel du Front des forces  socialistes (FFS, plus vieux parti d'opposition), a souligné que son parti  voulait faire des élections législatives "une étape dans le processus de  reconstruction du consensus national dans l'objectif de créer les  conditions d'un changement pacifique et démocratique".

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed  Ouyahia, a appelé les citoyens à voter massivement "pour la stabilité du  pays, la poursuite de l’effort de développement dans les différents  domaines et la formation d’un parlement fort qui réponde aux attentes et  objectifs de la Nation".

Une participation massive "garantira la crédibilité des prochaines  élections et dissuadera toute velléité de porter atteinte à l’opération  électorale par la fraude ou toute forme d’influence des électeurs", a  soutenu, pour sa part, le président du mouvement El Islah, Filali Ghouini.

Mohamed Douibi, secrétaire général du parti Nahda (qui a formé une  alliance au sein du courant dit islamiste avec le FJD et El Binaa), abonde  dans le même sens. "Participez avec force et détermination à ces élections,  car nous voulons que la vie politique en Algérie soit fondée sur la volonté  libre des citoyens", a-t-il proclamé.

Une autre alliance, du même courant, constituée par Abderrazak Mokri,  président du Mouvement de la société de la paix (MSP), et Abdelmadjid  Menasra, président du Front du changement (FC), a appelé à la  "mobilisation" pour réussir ce rendez-vous électoral et "opérer le changement démocratique et préserver la sécurité et la stabilité du pays".

Le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara  Benyounès, a mis en garde contre "le boycott des prochaines élections  auquel appellent des responsables de partis de l’opposition. "Ce n’est pas  une solution. Bien au contraire, il compliquera la situation politique,  économique et sociale. La solution en démocratie est le vote", a-t-il  argué.

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine  Bedoui, a indiqué que tout est "fin prêt" pour le lancement de la campagne  électorale, précisant que 4.734 espaces seront dédiés à l'animation des  meetings.

Le nombre d'électeurs concernés par les législatives, à l'issue de la  révision exceptionnelle des listes électorales, est de 23.251.503  électeurs, dont 45,85% sont des femmes.

Plus de 53.000 bureaux de vote, dont 390 pour la communauté nationale  établie à l'étranger et 166 bureaux itinérants, ainsi que 500.000  encadreurs ont été mobilisés pour  l'organisation des élections.

La nouvelle loi organique relative au régime électoral, adoptée par le  Parlement en 2016, garantit aux partis politiques le droit de se faire  représenter aussi bien dans les bureaux de vote qu’au niveau des  commissions électorales communales et celles des wilayas. Leurs  représentants peuvent également assister au dépouillement des bulletins de  vote et obtenir une copie du procès-verbal.

Le président de la Haute instance indépendante de surveillance des  élections (HIISE), Abdelouahab Derbal, a indiqué que plus de 300  observateurs de l'Union africaine (UA), de la Ligue des Etats arabes, de  l'Organisation de la Coopération islamique (OCI) et de l'Union européenne  (UE) suivront le déroulement des élections.

Début dimanche de la campagne électorale, convergence sur une participation massive au scrutin
  Publié le : vendredi, 07 avril 2017 16:49     Catégorie : Algérie     Lu : 512 foi (s)   Partagez