
ALGER - Les sportives algériennes, comparativement aux messieurs, peuvent être créditées d’un parcours honorable lors des 12èmes jeux sportifs arabes, clôturés vendredi à Doha (Qatar), en décrochant la moitié du capital or de l’importante délégation d’athlètes déléguée à cette manifestation.
C’est dans les disciplines de natation, d’athlétisme et de judo, où l’échec a été cinglant, que les filles se sont quelque peu illustrées, en remportant 5 médailles d’or sur les 7 décrochées par ces disciplines.
Amel Mellih Amel, 18 ans, s’est distinguée en offrant à la natation algérienne sa seule médaille d’or dans ces jeux, au 100 m dos, alors qu’au départ la fédération algérienne de la discipline avait misé sur 5 médailles en vermeil. La sélection féminine de natation s’est adjugée également 5 médailles en argent et 4 autres en bronze, dans cette manifestation arabe.
En athlétisme, des trois consécrations en or remportées par l’Algérie, la gent féminine en a récolté deux, grâce à Baya Rahouli (triple saut) et Belabiodh Tahani Romaissa (saut en longueur). Baya Rahouli, une athlète qui continue à honorer les couleurs nationales, en dépit du poids de l’âge (32 ans), a ainsi ajouté une nouvelle médaille d’or à son riche palmarès, qui compte notamment un titre mondial junior au triple saut en 1998 à Annecy (France).
Elle termine l’année 2011 en beauté, après s’être illustrée aussi en septembre dernier en se parant d’or lors des jeux africains de Maputo (Mozambique), (toujours en triple saut).
La jeune Belabiodh Tahani Romaissa (20 ans), elle, a été à la hauteur des espérances, en remportant, en plus d’une médaille d’or dans le saut en longueur, une autre en bronze des 100 mètre haies. Un bilan encourageant pour une jeune athlète bien partie pour prétendre à la succession de Baya Rahouli. Elle continue ainsi son ascension après avoir remporté la médaille de bronze en saut en longueur lors des derniers jeux africains de Maputo.
Le judo algérien doit également une fière chandelle à ses athlètes féminines qui ont pu décrocher, aux J.A de Doha, deux des trois médailles d’or dans le tableau final de la participation algérienne dans ce sport. Cette performance fut l’œuvre de Moussa Meriem (-57 kg) et Sonia Asselah (open). La moisson aurait pu être meilleure si Soraya Haddad n’avait pas été battue, à la surprise générale, en demi-finales, se contentant ainsi du bronze.
Soraya Haddad et les volleyeuses déçoivent
Le parcours, somme toute honorable du sport féminin algérien dans ces jeux sportifs arabes a été entaché toutefois, par quelques déceptions, dans des disciplines sur lesquelles beaucoup d’espoirs étaient fondés. L’exemple de la sélection féminine de volley-ball en est le plus édifiant.
Données favorites en puissance pour s’adjuger l’or dans ces jeux, les Algériennes se sont contentées à l’arrivée de l’argent, après leur défaite en finale face à leurs homologues égyptiennes (3 sets à 1).
Une contre-performance à laquelle personne ne s’y attendait, d’autant que les volleyeuses algériennes s’étaient déplacées au Qatar avec un capital d’expérience non négligeable, grâce notamment à leur récente participation à la coupe du monde au Japon. C’est le cas de le dire également pour la sélection de beach-volley dames, vainqueur du dernier championnat arabe au Maroc. Pis, les représentantes algériennes dans cette discipline sont rentrées bredouilles, se montrant ainsi incapables même de monter sur le podium.
En tout et pour tout, les sportives algériennes ont réussi à décrocher 38 médailles des 88 récoltées dans ces jeux, ce qui devrait les encourager à travailler davantage pour améliorer leurs performances à l’avenir.